• Démarche artistique

    Mon approche de la peinture vise d’abord à témoigner de la beauté naturelle de la vie et d’évoquer les sujets qui s’y retrouvent. Dans mes créations, je développe un langage pictural empreint de spontanéité, d’énergie. Perception et observation stimulent et maintiennent mon état créatif qui demeure souvent instinctif. Lorsqu’il survient, il produit en moi un déclenchement, une sorte d’investigation qui m’oriente vers la découverte. Mon inspiration est ancrée dans le temps qui passe par l'usage de superpositions et de transparences ou bien dans l'évocation du sujet qui se livre de façon abstraite.

    D’une part, mon souffle créateur a été puisé entre la ville d’Alger et le Sahara algérien qui me fascinent, qui influencent mes sujets et évoquent pour moi une autre manière de peindre la mer, les rues et les paysages, une manière d’exister. D’autre part, le désir de me fondre dans l’universel me pousse à faire appel à d’autres sources d’inspiration.

    Quoique je puisse créer des œuvres de facture réaliste qui font généralement référence au quotidien et aux observations, je demeure principalement influencé par l’art abstrait. Si les gros plans texturés ont une forte présence dans mes œuvres figuratives où instruments de musique, natures mortes, formes géométriques diverses peuvent y être présentés, liberté gestuelle et omniprésence de la couleur caractérisent mes tableaux abstraits. La sûreté du trait et la diversité des formes résument mes œuvres.

    Le travail de la peinture reste l’élément fondamental de ma création. Que ce soit en rendant mon sujet de manière opaque ou translucide, lavé ou sur des tons contrastés, je viens l’enrichir, donnant ainsi des nuances transparentes, obscures, délayées sur le tableau. La série « Abstraction superposée » donne à voir des œuvres dans lesquelles prédomine la superposition de plusieurs éléments menant à une présentation en trois dimensions, un relief créé et voulu pour différencier les plans de peinture et les tonalités qui se transmettent à travers chaque plan. Étant à la recherche de nouveaux éléments plastiques, j’ai introduit dans mon travail le collage d’adhésif métallisé et l’application de couleurs vibrantes.

    Ma peinture se fait en toute liberté, avec pour unique objectif, la peinture. La joie et le plaisir de pouvoir m’exprimer pleinement me dynamisent dans ma quête de nouveautés. Je demeure un éternel insatisfait car je veux aller au- delà des apparences dans mes œuvres; je substitue toujours à un espace réel, un décor de théâtre dans lequel aucun personnage ne joue de rôle. L’univers que je reproduis parait comme un obscur rebus car tout est à reconnaître, à reconquérir. Mes tableaux à l’acrylique, de facture abstraite ou figurative, instaurent un dialogue avec le regardant qui peut y découvrir sans cesse de nouveaux éléments et une interprétation différente; c'est cette lecture à plusieurs niveaux qui me passionne et me pousse à de nouvelles créations.

    Depuis quelques années, parallèlement à la peinture, je m'intéresse à la photographie car elle rejoint dans son reflet la peinture abstraite; toutefois, je tiens à respecter la frontière entre les deux médiums. A travers la photographie, je cherche une autre manière de représenter, de raconter l’histoire de sujets abandonnés et déformés par la vie. L’attachement au passé est très présent dans ma démarche. J’utilise la photographie comme un médium pour arracher un dernier éclat, un dernier souffle à des scènes issues de la vie quotidienne. Je prends mes photos in situ ou en studio et, je privilégie la lumière, la couleur et la précision pour trouver un équilibre à mes compositions.

     

    Source :http://laggounekhaled.com/

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  • Le Prix Nobel de littérature allemand Günter Grass, 84 ans, a créé un énorme scandale lundi 2 avril en publiant, sous forme de poème, un plaidoyer pour l'Iran dans lequel il accuse Israëlde menacer la paix mondiale. Ce texte en vers intitulé "Ce qui doit être dit" et paru dans le grand quotidien de Munich, leSüddeutsche Zeitung, a valu à son auteur d'être violemment accusé d'antisémitisme.

    Dans son poème, Günter Grass dénonce un "prétendu droit àattaquer le premier", faisant allusion à l'éventualité de frappes israéliennes contre Téhéran. Selon l'écrivain, une telle démarche pourrait mener à "l'éradication du peuple iranien". Il appelle les Allemands, "déjà suffisamment accablés", à ne pasdevenir complices d'un "crime prévisible".

    Berlin et Tel-Aviv ont conclu en 2005 un contrat de vente de sous-marins conventionnels de type Dolphin, dont un sixième exemplaire doit être livré prochainement. Ces sous-marins peuvent être équipés d'armes nucléaires. Grass dénonce le"silence généralisé" qui pèse sur cette question, évoquant un"mensonge pesant" parce que "le verdict d'antisémitisme tombera automatiquement" sur qui le rompra.

    "Pourquoi ne dis-je que maintenant [...] que la puissance atomique d'Israël menace la paix mondiale déjà fragile ?, questionne le Prix Nobel de littérature. Parce qu'il faut dire ce qui pourrait être trop tard demain."

    "L'ARCHÉTYPE DE L'ÉRUDIT ANTISÉMITE"

    Israël a vivement réagi à ces propos. "Ce qui doit être dit, c'est qu'il est de tradition européenne de blâmer les juifs avant la Pâque juive", a lancé le numéro deux de l'ambassade de l'Etat hébreu à Berlin, Emmanuel Nahshon, dans un communiqué, reprenant le titre du texte de Grass. Le représentant israélien a regretté que son pays soit "le seul au monde remis en cause publiquement dans son droit d'exister", et a assuré que les Israéliens "voulaient vivre en paix avec leurs voisins de la région".

    "Günter Grass retourne la situation en prenant la défense d'un régime brutal", a également regretté Deidre Berger, directrice de l'American Jewish Committee à Berlin. Henryk Broder, éditorialiste et polémiste juif renommé en Allemagne, a jugédans le quotidien conservateur Die Welt que "Grass [avait] toujours eu un problème avec les juifs, mais il ne l'avait jamais aussi clairement exprimé que dans ce poème". Pour Broder, Grass est "l'archétype de l'érudit antisémite", de l'Allemand qui est "poursuivi par la honte et le remords".

    "Jamais dans l'histoire de la République fédérale, un intellectuel renommé ne s'en est pris avec autant de clichés à Israël"a renchéri l'hebdomadaire Der Spiegel dans son édition en ligne.

    Sans nommer Grass, le ministre des affaires étrangères allemand, Guido Westerwelle, a publié un communiqué expliquant que "minorer les dangers du programme nucléaireiranien reviendrait à nier la gravité de la situation". Le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert, s'est de son côté refusé à commenter, au nom de la "liberté de création".

    Sur Internet, les réactions étaient enflammées entre défenseurs et détracteurs de Grass, les premiers invitant à réfléchir etdiscuter des propos de l'écrivain qualifié d'"antisémite" par les seconds. En 2006, Günter Grass, connu pour ses positions de gauche, avait admis avoir fait partie des Waffen SS dans sa jeunesse, lui qui renvoyait souvent l'Allemagne à son passé nazi et dont un des livres les plus connus, Le Tambour, est résolument pacifiste.

    Source :http://www.lemonde.fr/

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  • Réda malek revient sur une page méconnue de l’histoire,Quand Israël soutenait l’OAS

    Une phase de cette période historique reste méconnue de la majorité des Algériens alors que la question du départ des pieds-noirs après l’Indépendance continue de faire débat. L’ancien Chef du gouvernement, porte-parole des négociateurs des accords d’Évian, est revenu, dans un entretien à l’APS, sur l’implication d’Israël dans les activités criminelles de l’OAS. Il est revenu, en effet, sur cette révélation qu’il avait déjà faite dans son livre sur les accords d’Évian, précisant que des éléments terroristes israéliens de l’Irgoun de Menahem Begin se sont introduits en Algérie pour participer aux attaques terroristes perpétrées par l’OAS. “Ces éléments s’étaient introduits sur le sol algérien pour contribuer à imposer la solution voulue par l’OAS à la question algérienne”, a-t-il déclaré. En plus de faire capoter les accords d’Évian, l’autre but de la présence d’éléments israéliens est, a-t-il révélé, de créer un État pour la minorité européenne au nord du pays. “En 1960, c’était David Ben Gourion qui avait demandé, lors de sa visite à Paris, à de Gaulle de créer un État pour la minorité européenne au nord de l’Algérie”, a-t-il précisé. Et, contrairement à l’effet escompté, les attentats de l’OAS ont réussi à précipiter le départ des pieds-noirs “au moment où l’attitude israélienne avait, aussi, dissuadé la minorité juive d’épouser les thèses indépendantistes du FLN, malgré l’engagement de quelques juifs algériens dans le combat pour la liberté”, a-t-il indiqué. D’ailleurs, même de Gaulle a demandé à Israël de cesser ces agissements. “C’était Charles de Gaulle qui avait envoyé un émissaire en Israël pour exiger de Begin d’arrêter d’envoyer ces éléments en Algérie”, a-t-il révélé. Une phase de cette période historique qui reste méconnue de la majorité des Algériens, alors que la question du départ des pieds-noirs après l’Indépendance continue de faire débat. Le porte-parole de la délégation algérienne à Évian est revenu également sur les négociations elles-mêmes en insistant sur les principes non négociables mis en avant, à savoir l’intégrité du territoire de l’Algérie, l’unité du peuple et l’indépendance totale. D’où la difficulté des négociations. Surtout que la France voulait garder une partie du pays, le Sud, après la découverte du pétrole en 1956, ainsi que des bases militaires. Ces principes s’appuient, selon Réda Malek, sur la déclaration du 1er Novembre. L’action du GPRA était, a-t-il souligné, nette, claire et précise. La délégation était intransigeante sur la question de l’intégrité du territoire. “Tout au long de ces négociations, la partie française cherchait à faire admettre au Front de libération nationale (FLN) qu’en Algérie, il existait une mosaïque bigarrée de populations, dont faisait partie la minorité d’origine européenne”, a-t-il affirmé. Ce qui a motivé, selon lui, la délégation algérienne au cours des négociations de Lugrin et son entêtement à inscrire la question du Sahara algérien au menu du dernier round des négociations. Mais la position de la délégation algérienne est restée flexible sur certaines questions. Il s’agit du délai de trois ans accordé pour la minorité européenne pour choisir entre la nationalité algérienne et la nationalité française, alors que du côté français, on cherchait un statut particulier pour cette communauté. Il en est de même pour la base de Mers-El-Kébir. Les Français voulaient une enclave de souveraineté française sur le sol algérien, ce qui était contraire aux principes du GPRA. “Nous avons refusé”, dit-il, parce que “le GPRA était contre des bases militaires étrangères sur le sol algérien”. Les deux parties sont arrivées à un accord sur la présence française pendant 15 ans à Mers-El-Kébir.

    Source :http://www.algerie360.com/

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  •  C’est le point aveugle du débat : la dette publique est une escroquerie ! En cause, la loi Pompidou-Giscard de 1973 sur la Banque de France, dite « loi Rothschild », du nom de la banque dont était issu le président français, étendue et confortée ensuite au niveau de l’Union européenne par les traités de Maastricht (article 104) et Lisbonne (article 123). D’une seule phrase découle l’absolue spoliation dont est victime 99% de la population : « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la banque de France« .

    En clair, la Banque de France a désormais interdiction de faire crédit à l’État, le condamnant à se financer en empruntant, contre intérêts, aux banques privées, au lieu de continuer à emprunter sans intérêt auprès de la banque de France qui lui appartient. 

     Depuis l’application de ce principe, la finance et son infime oligarchie donnent la pleine mesure de leur asservissement des peuples, en une spirale exponentielle d’accroissement des inégalités. Le pouvoir est désormais aux mains des créanciers privés, qui l’exercent au bénéfice exclusif d’intérêts particuliers, quand la puissance publique a renoncé à son devoir de protéger l’intérêt général. La démocratie, étymologiquement pouvoir du peuple, est morte. On le voit en Grèce, en Irlande, au Portugal, en Espagne, en Italie, en France… Qui gouverne ? « La troïka »Union européenne, Fond monétaire international et Banque centrale européenne, resserrant toujours davantage son emprise jusqu’à l’étranglement des peuples.

    Et l’on pérore sans fin sur les plateaux de télévisions, sur les ondes et dans les colonnes de la presse sur « l’insupportable fardeau de la dette »« la France en faillite »« les nécessaires sacrifices », que « nous ne pouvons pas continuer à vivre au-dessus de nos moyens » et que, d’ailleurs, « les Français l’ont compris ». Inlassable propagande des conservateurs-libéraux ? Bien sûr, mais relayée par le silence complice des médias. Et c’est ainsi que s’imposent dans l’opinion les apparentes évidences biaisées qui prétendent l’austérité inéluctable, contre la justice et l’intelligence.

     Deux ans d’austérité en Grèce déjà, pour quel résultat ? Avec toujours la même justification simpliste et manipulatrice, résumée par la question posée par un journaliste d’Europe 1 à Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle : »Mais comment des pays européens endettés peuvent-ils faire autrement pour réduire leurs déficits ? »

     Un graphique pour illustrer le propos, qui montre l’hallucinante évolution de la courbe de la dette publique.

     « Ainsi, entre 1980 et 2008, la dette a augmenté de 1088 milliards d’euros et nous avons payé 1306 milliards d’euros d’intérêts »résume Mai68.org. Faisons la soustraction : sans les intérêts illégitimes encaissés par les financiers privés, la dette publique française se serait élevée, fin 2008, à 21,4 milliards d’euros – au lieu de 1327,1 milliards ! Un escroc peut-il rêver pareil butin ? Et personne ne dénonce jamais ce scandale absolu ! A part Mélenchon et l’extrême droite – qui ne le fait que par opportunisme, étant entendu qu’elle a toujours été au service zélé du capitalisme libéral et ne remettra donc jamais en cause son empire… Mais les éminents confrères ? Les Calvi, Barbier, Demorand, Joffrin, Apathie, Bourdin ou qui savons-nous encore ? Ceci ressemble bien à une omerta. Et à une honteuse trahison de leur mission d’informer.

     Source : Plume de Presse

    Article paru sous le titre "L’escroquerie de la dette publique signe la mort de la démocratie : l’incroyable cécité volontaire des médias"

    Source: http://www.michelcollon.info/Medias-dette-publique-et.html

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