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Santodji

ArtMajeur Tchalba Arapede....................................................... Car une oeuvre d art dure plus longtemps que les Etats ou leurs Gouvernants.... M.Aib

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On dit de moi que je suis quelqu'un de bien. Cela me suffit amplement. Le métier d'être un humain est ingrat,mais passionnant. Chacun de nous est un univers en soi et l'humanité ressemble à une cordée d'alpinistes. Elle a pour valeur,celle du plus faible de ses maillons de cordée.


Le Très Saint Maitre des Univers est Beau,et Il aime la Beauté.


Essayons d'en être dignes.

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A tous les enfants de Bologhine (ex Saint Eugène) , Aux amoureux de L' Algérie .


Bonne Année 2012 .


Merci à toutes et à tous ! Santodji vient de dépasser le cap de 2.700.000 visiteurs !

O Sénégal ! | 28 janvier 2012

Le chef de l'État sénégalais, Abdoulaye Wade vise un troisième mandat à l'élection présidentielle de février prochain, plaçant le pays sous haute tension. Le Conseil constitutionnel doit se prononcer sur la validité de sa candidature avant la fin de la semaine. Son obstination, envers et contre tout, est à l'image de ses douze années de pouvoir. La volonté de réformes est indéniable, la méthode à marche forcée plus critiquable.

Dans vingt ans, que restera-t-il d'Abdoulaye Wade ? Le monument de la Renaissance africaine, raillent ses opposants. C'est une blague, mais elle est loin d'être innocente. À bien des égards, l'édifice inauguré en grande pompe en avril 2010 en présence du gratin continental symbolise les deux faces de l'ère « Gorgui » : des idées et du volontarisme, l'ambition de laisser des traces, des rêves de grandeur, la quête de nouveaux bailleurs... Mais aussi une totale opacité sur le financement, une réalisation qui ne profite, pour l'heure, en rien aux Sénégalais, et un culte de la personnalité qui frise parfois le ridicule.

Cette statue de bronze mettant en scène un homme, une femme et un enfant regardant vers la lointaine Amérique du Nord est, selon la légende, sortie tout droit de l'imagination de Wade. C'est lui qui a trouvé un mode de financement original (et décrié) et qui s'est tourné vers un pays jusque-là ignoré (la peu recommandable Corée du Nord) pour la construire. Mais aujourd'hui, elle ne cesse d'alimenter la polémique. Les touristes l'ignorent. Les Dakarois, au mieux, s'en moquent, au pire, la vomissent. « N'y avait-il pas mieux à faire dans un pays où l'on manque de tout ? » se désole Yayah Manè, un vendeur d'objets d'art qui la contemple chaque jour depuis son étal situé dans le quartier de Ouakam. La rumeur parle de malfaçons. Elle ignore en revanche que dans la boutique située au pied de la statue, en bas des 198 marches, les futurs visiteurs pourront se procurer un livre vendu 30 euros :Les Mathématiques de l'analyse économique moderne, signé Abdoulaye Wade... « Nous avons là l'exemple parfait de la mégalomanie de Wade », persifle l'un de ses principaux opposants, celui qui fut le premier de ses six Premiers ministres, Moustapha Niasse.

Il jouit d'une certaine popularité dans les campagnes, mais polarise les critiques à Dakar.

S'arrêter sur ce seul symbole serait réducteur. En douze ans, Wade a considérablement modifié le visage du Sénégal. Les chiffres parlent pour lui : entre 2000 et 2010, le taux de croissance (+ 4 %) a été supérieur à celui de la décennie précédente, l'inflation a été maîtrisée, les recettes budgétaires ont augmenté... Des milliers d'écoles ont été construites. Le pays comptait 220 collèges et 48 lycées en 2000, il y en a respectivement 749 et 134 aujourd'hui. De nombreux dispensaires ont également été ouverts, le taux de mortalité infantile a baissé, l'accès à l'eau potable augmenté. Le pays a diversifié ses partenaires financiers. En précurseur, Wade s'est tourné vers les nouveaux riches arabes et asiatiques. Il a également fait de l'agriculture une priorité, via la Grande Offensive agricole pour la nourriture et l'abondance (Goana).

Au pinacle en 2000

Et il y a tous ces grands travaux censés faire passer le pays dans le troisième millénaire : la corniche à Dakar et les hôtels de luxe qui vont avec, le port de Dakar façonné à la sauce Dubaï, l'aéroport Blaise-Diagne, l'autoroute, les nombreuses routes secondaires... Incontestablement - et même ses opposants en conviennent -, Wade s'est donné les moyens de faire du Sénégal un hub régional. « C'est un visionnaire et un homme de conviction », dit de lui un de ses anciens collaborateurs passé à l'opposition.

Mais à Dakar comme ailleurs en Afrique, c'est toujours le même refrain : « Le bitume, ça ne se mange pas. » Si dans les campagnes Wade jouit encore d'une certaine popularité, dans la capitale (plus de 3 millions d'habitants, le quart de la population du pays) il polarise la déception. Le chômage reste élevé et la débrouille constitue toujours la règle. Ceux qui l'avaient porté au pinacle en 2000 étaient pour la plupart de jeunes électeurs en quête d'espoir... et de travail. Beaucoup sont restés à quai. Les innombrables délestages n'ont fait qu'exacerber la colère. Aujourd'hui, Wade ne peut plus se présenter comme le candidat du Sopi (« changement », en wolof). Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si la coalition de partis qui le soutient a, en septembre dernier, troqué le nom d'Alliance Sopi pour toujours (AST) pour celui, moins romantique, de Forces alliées 2012 (FAL)...

Mais le principal grief est ailleurs : « Wade a sapé les fondements de la République. » Ce n'est pas n'importe quel adversaire politique qui s'exprime. Il s'agit d'Aminata Tall, 62 ans, dont trente passés aux côtés de « Gorgui ». Celle qui fut plusieurs fois ministre puis secrétaire générale de la présidence a rompu avec fracas en avril 2011. Aujourd'hui, à l'instar des Idrissa SeckMacky Sall et autres cadres d'un Parti démocratique sénégalais (PDS) en pleine déliquescence, elle ne reconnaît plus l'opposant qui l'avait séduite. C'était alors « un homme ouvert au dialogue, à l'écoute de ses collaborateurs, qui avait une haute idée de l'être humain et était soucieux d'une justice ». Mais le pouvoir « l'a grisé », accuse-t-elle. « Il n'écoute plus que ceux qui vont dans son sens. Pour lui, l'homme est devenu une chose à manipuler » et la politique « un art de la ruse ».

Scandales

Au Palais, on ne compte plus les intrigues, les disgrâces, alors que les « cadeaux » quotidiens offerts aux visiteurs alimentent la gazette. « Wade, accuse un proche, pense que tout s'achète. Il dit que les Sénégalais ne croient en rien si ce n'est à l'argent. » Aujourd'hui, il incarne ce Sénégal coupé en deux : d'un côté la corniche, ses villas, ses milliardaires ; de l'autre la banlieue et ses habitants, qui peinent à survivre entre insécurité et inondations. Mais il n'est pas seul responsable.

« Il a hérité d'une situation dramatique après quarante ans de socialisme », plaide Amadou Sall, son porte-parole. Certes, mais les électeurs ont du mal à se souvenir de ce qu'était le pays il y a douze ans. Et ne retiennent que les scandales à répétition. Tout le monde se rappelle par exemple l'affaire Segura, du nom de ce représentant du Fonds monétaire international (FMI) qui s'était vu remettre, le jour de son départ, une somme rondelette (87 millions de F CFA, environ 132 700 euros) dans une mystérieuse valise. Comme du temps d'Abdou Diouf, la justice a été utilisée à des fins politiques - les magistrats s'en plaignent régulièrement. Les institutions ont été ébranlées, dénonce le juriste Babacar Gueye (lire interview). En changeant de ministres aussi souvent que de chemise et en faisant de la réforme constitutionnelle un exercice semestriel, le président a contribué à désacraliser sa fonction. Pour nombre d'observateurs, la candidature du chanteur Youssou Ndour est l'expression de ce phénomène - « Tout le monde se croit capable de diriger le pays », regrette le journaliste Cheikh Fadel Barro, leader du mouvement de jeunes Y'en a marre.

Si le scrutin conduit à des affrontements, son bilan définitivement entaché.

Sa supposée volonté de transmettre le pouvoir en héritage à son fils a été plus mal perçue encore. Si son entourage (à commencer par le principal intéressé, Karim Wade) nie ce projet de « dévolution monarchique du pouvoir », tous ceux qui l'ont quitté ces derniers temps, Cheikh Tidiane Gadio, son ministre des Affaires étrangères de 2000 à 2009, et Aminata Tall en tête, en sont convaincus. « Wade se croit supérieur. Et le seul à même de continuer son oeuvre, à ses yeux, est son fils », regrette un de ses collaborateurs.

« Un battant »

Les Américains le présentent, dans leurs câbles diplomatiques (révélés par WikiLeaks), en véritable mégalo. Ils ne sont pas les seuls. « Tout doit tourner autour de sa personne », peste Moustapha Niasse. « Wade est hanté par Senghor. Son objectif absolu, c'est de rester dans l'Histoire », analyse le politologue Babacar Justin Ndiaye. Il « se considère comme étant de la même race que les grands chefs d'État africains tels que Julius Nyerere ou Nelson Mandela », jugeait un diplomate américain en avril 2008. Son plus grand rêve ? Obtenir le prix Nobel de la paix...

Casamance, un échec retentissant

C'est l'échec le plus cuisant, et Wade le reconnaît lui-même : le processus de paix en Casamance reste au point mort. « J'avais dit à l'époque qu'il y en avait pour quelques mois pour résoudre le problème. Je le croyais. Malheureusement, ça n'a pas été le cas », a-t-il admis sur RFI début janvier, avant d'attribuer la responsabilité de l'échec à Salif Sadio, un des chefs de la branche armée de la rébellion. Mais pour nombre d'acteurs de ce conflit vieux de vingt-neuf ans, le président porte lui aussi une part de responsabilité. La stratégie adoptée en 2000 - diviser le mouvement en envoyant des émissaires afin de mener des négociations en coulisses, et écarter les pays voisins, la Gambie et la Guinée-Bissau, des pourparlers - est un échec. Les attaques mortelles contre les postes militaires se multiplient (plus de 20 soldats ont été tués entre décembre 2010 et mars 2011), les pillages aussi, et le marasme économique perdure. Face à la recrudescence des violences, Wade a dû se résoudre à demander l'aide des voisins bissau-guinéen et gambien. Un peu tard. R.C.

Les Américains l'ont dépeint comme un Machiavel des temps modernes, un homme qui « use de tous les moyens possibles pour rester en place », comme l'a montré sa tentative (avortée) de changer le mode d'élection en juin dernier. « Diouf était un technocrate froid. Wade, c'est l'indigène qui accède au pouvoir : il se fiche des institutions. C'est un voyou, un voyou génial », assène en écho un observateur de la vie politique qui l'a régulièrement côtoyé ces dernières années. À ce titre, le PDS lui ressemble furieusement : c'est un parti prêt à tout pour gagner. Un de ses cadres le reconnaît sans vergogne : « S'il n'y avait pas de contrôle, évidemment que nous bourrerions les urnes. »

Wade n'a que faire de ces critiques. Au contraire, elles le font avancer. « C'est un battant », dit de lui Cheikh Diallo, qui s'occupa de sa communication lors de sa campagne victorieuse en 2007 et se dit aujourd'hui impressionné par l'énergie qu'il dépense, à bientôt 86 ans. « Il adore être en campagne. » Est-ce pour vivre une dernière montée d'adrénaline qu'il a décidé de se représenter, après avoir juré le contraire ? Ou ne fait-il que céder aux pressions de ces proches qui, selon plusieurs habitués du Palais, craignent de voir s'envoler leurs privilèges en cas d'alternance ou, pis, d'avoir affaire à la justice ? Malgré les discours rassurants de son entourage, selon lequel « le Sénégal ne peut pas tomber dans la guerre civile », il n'ignore pourtant pas les risques. « Sa candidature est un danger pour le pays, tous les signes avant-coureurs de la Côte d'Ivoire sont réunis. Quelle que soit la décision du Conseil constitutionnel [sur la validité de sa candidature, NDLR], elle risque de plonger le pays dans la crise : si la candidature est invalidée, la majorité présidentielle se retrouve sans candidat ; si elle est validée, les risques d'affrontements sont réels », répète Gadio à travers le monde depuis plusieurs mois.

S'il ne se trompe pas, alors le bilan de Wade sera définitivement entaché. Les succès engrangés ces douze dernières années pourraient s'envoler en fumée en quelques jours. Tout dépend, à vrai dire, de la validation ou non de sa candidature par le Conseil constitutionnel - verdict attendu fin janvier ; des heurts qui pourraient en découler de part et d'autre ; de la transparence du scrutin présidentiel, dont le premier tour est fixé au 26 février. Bref, de l'état dans lequel il laissera la démocratie, cette fierté sénégalaise dont il a hérité il y a douze ans après sa victoire triomphale sur Abdou Diouf. C'était le temps de l'espoir.



Source: Jeuneafrique.com

Publié par mohzginga99 à 18:59:47 dans «Allah Kérim..Allah Kérim...» ( Allah est Généreux) : dernieres paroles du génial poete Arthur Rimbaud sur son lit de mort. | Commentaires (0) |

Discret Koweit | 28 janvier 2012

Un Gulf pas clair (Koweït 2ème partie) -1994-

Le nouvel ordre mondial qui va déclencher ...le printemps arabe !

Publié par mohzginga99 à 08:35:10 dans «Allah Kérim..Allah Kérim...» ( Allah est Généreux) : dernieres paroles du génial poete Arthur Rimbaud sur son lit de mort. | Commentaires (0) |

GANDHI | 27 janvier 2012

All the stuff is at the end of the video .No need to go on You tube ! Enjoy ! I'm trying to find the movie with french (or arabic) subtitles ...

Publié par mohzginga99 à 22:10:59 dans «Allah Kérim..Allah Kérim...» ( Allah est Généreux) : dernieres paroles du génial poete Arthur Rimbaud sur son lit de mort. | Commentaires (0) |

Chypre ,pétrole, Géostratégie | 26 janvier 2012

 

Un endroit "hot" qui risque d'etre une vraie poudrière pour un futur très proche .Israel vient de signer un accord important qui englobe une "protection militaire" qui déplait au plus haut point la Turquie .

Voir cet extrait du site israelite MENA :

Des avions israéliens basés à Chypre ? (info # 011901/12)

jeudi, 19 janvier 2012

 Par Jean Tsadik

Le 16 février prochain, le 1er ministre israélien, M. Benyamin Netanyahu, se rendra en visite officielle dans la République de Chypre, à l’invitation du Président Dimîtris Khristòfias. Ce sera la première visite d’un premier ministre israélien sur l’île d’Aphrodite ; elle fait suite à celle du Président Pérès, à l’automne dernier, venu y parapher des accords de coopération dans les domaines de l’énergie, de la recherche et du développement industriel, des télécommunications, ainsi que de l’archéologie.

S’ensuivit, le 9 janvier dernier, la venue importante à Jérusalem du ministre cypriote de la Défense, M. Demetris Eliades, qui signa deux traités avec Ehud Barak, dans les domaines de la défense et de l’échange d’informations sensibles.

Jusqu’à présent, l’Etat hébreu gardait ses distances avec le pays de l’UE le plus proche de ses frontières afin de ne pas indisposer les Turcs, qui entretiennent un différend ouvert avec Nicosie depuis de très nombreuses années.

Deux facteurs ont principalement contribué au rapprochement entre les deux Etats : la rupture de l’alliance stratégique Ankara-Jérusalem, voulue par le 1er ministre islamiste Tayyip Erdogan, d’une part, et la découverte d’importants gisements sous-marins de gaz naturel, dans la portion de Méditerranée située entre Chypre et l’Etat hébreu, de l’autre.

Ces réserves, donnant lieu à d’importants forages, sont situées dans les Zones d’Exclusivité Economique, ZEE, appartenant aux deux Etats, et qu’ils explorent en étroite collaboration, scientifique, technique et sécuritaire. 

Selon les estimations fiables, leur exploitation va rapporter annuellement des dizaines de milliards de dollars aux deux économies, des sommes à même de les modifier en profondeur. Personne, d’ailleurs, n’en fait mystère, à l’image de Demetris Eliades, qui a déclaré, lors de son récent séjour parmi nous, que "l’existence de gaz dans les ZEE des deux pays ouvre un nouveau chapitre dans les relations entre Chypre et Israël".

Un point de vue largement partagé par Ehud Barak, qui lui a ajouté une dimension stratégique, annonçant une "coopération pour la paix dans une région plus étendue", le ministre de la Défense précisant que "2012 serait une année historique au niveau des décisions stratégiques".

A ce propos, des confrères cypriotes, d’habitude très bien renseignés, nous ont informés que la visite de Netanyahu aurait pour objectif pratique de finaliser un nouvel accord secret, aux conséquences capitales, au sujet de la protection des sites de forages en mer, ainsi que du stationnement permanent d’avions de guerre frappés de l’étoile de David dans des aéroports cypriotes.

Un autre accord, économique celui-ci, prévoirait la coopération de Chypre pour la livraison, à des clients européens, du gaz israélien pompé en Méditerranée. Même ce volet de la coopération Nicosie-Jérusalem a le don d’irriter Erdogan au plus haut point, en ce qu’il contournera le pipeline Nabucco, sensé relier l’Azerbaïdjan et d’autres puits de la même région, au Vieux continent, en traversant la Turquie.

Officiellement, Ankara soutient le programme Nabucco, mais, dans les faits, elle traîne les pieds, faisant le jeu du géant russe Gazprom, bien décidé à conserver et à amplifier sa mainmise sur la vente de gaz naturel à l’Europe par pipeline. Le projet Nabucco comptabilise ainsi déjà plusieurs années de retard, et sa réalisation même est remise en question.

Quant au projet d’installer des appareils israéliens sur l’île, il viendrait contrecarrer les nombreuses menaces brandies par Erdogan contre Chypre, Israël, et même la Grèce, partie prenante par proxys des tous les traités entre Jérusalem et Nicosie. Les Turcs contestent, en particulier, la délimitation de la ZEE de la République cypriote ; à plusieurs reprises, des navires de guerre ainsi que des chasseurs-bombardiers ottomans se sont dangereusement approchés des plateformes plantées dans l’est du bassin méditerranéen.

Depuis ces provocations, la marine israélienne assure la protection permanente des installations de forage, qu’elles soient domestiques ou cypriotes.

On sait Ankara terriblement sensible aux efforts entrepris par Nicosie pour renforcer les capacités de sa petite armée, forte d’environ dix mille hommes ; c’est ainsi que, lorsque les Cypriotes envisagèrent de déployer des missiles antiaériens, ou d’acquérir des avions de chasse, la Turquie réagit de manière extrêmement musclée, menaçant le régime du sud de l’île d’une intervention militaire.

C’est à l’aune de ces incidents passés, qu’il convient d’évaluer l’impact du dessein de baser une escadrille de la Kh’el Avir (probablement) sur l’aéroport de Paphos. A la différence de taille, que si l’armée turque pouvait, jusqu’alors, aisément écraser dans l’œuf les velléités des Cypriotes grecs de se renforcer, toute opération lancée contre les aviateurs hébreux se solderait, pour l’agresseur, par une débâcle annoncée par avance.

 Tayyip Erdogan ne se contente pas de menacer les plateformes de forage, il vitupère également, en montrant le poing, contre le fait, qu’en juillet prochain, ce sera la République de Chypre qui assurera la présidence de l’Union Européenne.

Les relations entre les insulaires grecs et les Hébreux sont, en revanche, au beau fixe. Comme en témoigne la décision du Président Khristòfias d’interdire aux flottilles anti-blocus d’appareiller en direction de Gaza à partir de son territoire. Des flottilles largement financées et organisées par Ankara, comme de bien entendu.

 Sur l’île d’Aphrodite, les responsables politiques, les confrères et les simples citoyens que nous avons interpelés se montrent euphoriques à l’idée du stationnement des F-16 hébreux chez eux. Eux qui, en juillet 74, avaient fait les frais de l’agression turque, baptisée Attila, qui allait amputer leur territoire de 40% de sa surface, sans que la garnison britannique, cantonnée dans deux bases représentant 10% de l’île, n’intervienne aux côtés des victimes.

 La grande sœur grecque, à l’époque, ne se jugeant pas de taille à affronter les Ottomans, s’abstint également d’intervenir, ce qui, d’ailleurs, précipita la fin du régime des colonels à Athènes.

 "Tout le monde saisit, à Chypre comme dans toute la Grèce", me confie l’un des analystes stratégiques cypriotes les plus connus, "qu’une alliance stratégique avec vous inverse le rapport de force [face à la Turquie] en notre faveur, et garantit notre indépendance et notre liberté une fois pour toutes. Dans ces conditions", me demande Agis, "pourquoi voudriez-vous que nous ne soyons pas contents ?".

Mon confrère et ami partage mon opinion, selon laquelle le déploiement d’appareils israéliens à Chypre constituerait, de facto, un pacte militaire obligeant Israël à intervenir en cas de nouvelle agression turque. "Cela irait même au-delà de ce que vous dites", renchérit Agis, "si ce projet se réalise, au plan stratégique, une attaque [des Turcs] contre notre république équivaudrait à une attaque contre vous. Bref", conclut-il, "si vous venez, c’est pour longtemps, mais vous n’avez pas d’autre choix, si vous comptez sérieusement pomper le gaz de la Méditerranée".

 La manœuvre stratégique qu’entreprend le gouvernement israélien est intéressante à bien d’autres égards. Les Hébreux, de par le simple déplacement de Netanyahu à Nicosie et l’ordre du jour des discussions, démontreront à Erdogan et à son parti islamiste, que Jérusalem ne les craint pas, et que, quand on n’a pas les moyens de remporter une victoire militaire contre quelqu’un, à moins de vouloir se couvrir de ridicule, on n’en parle pas.

 La démonstration attirera, à n’en point douter, l’attention des islamistes égyptiens, palestiniens, tunisiens et libyens, auprès de qui il était allé vanter l’islamisme à la turque et la capacité de son pays à tenir tête aux militaires israéliens. Ca va faire jaser dans les casbahs.

L’entente cordiale entre Nicosie et Jérusalem ne manquera pas non plus de rapprocher un peu plus encore Israël de l’Europe ; car, qu’elle le dissimule ou le concède, la défense des plateformes, de l’espace aérien et du territoire cypriote incombe à l’UE et non à Israël. Mais l’Union Européenne est par trop engoncée dans ses difficultés économiques, ses périodes préélectorales, ses relations compliquées avec la Turquie et le monde arabe, sa non-existence militaire, et son absence de gouvernement central pour tenir son rôle dans la partie orientale de la Méditerranée. A Bruxelles et dans les chancelleries, on ne va pas tarder à comprendre que les Hébreux rendent un grand service à la communauté, et on s’en souviendra. 

 

Publié par mohzginga99 à 08:32:56 dans «Allah Kérim..Allah Kérim...» ( Allah est Généreux) : dernieres paroles du génial poete Arthur Rimbaud sur son lit de mort. | Commentaires (0) |

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