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Pratiquement géniale !!!

Parfois les idées géniales sont les plus simples. Il y a quelques années, un ingénieur brésilien qui circule dans une favela constate que les habitations de ces bidonvilles sont conçues sur le même principe. Si elles disposent évidemment d'une porte, elles n'offrent aucune fenêtre. Quant au toit, souvent en tôles ondulées, aucune trappe ou vasistas n'y est ménagé. Résultat : on vit dans ces taudis en permanence dans le noir ou l'on est obligé de détourner, parfois illégalement avec les risques d'accident que cela comporte, des câbles électriques pour s'éclairer même de jour. Dans le meilleur des cas, l'électricité ainsi installée représente un poste très important dans le budget de familles vivant sous le seuil de pauvreté.
Une bouteille en plastique, de l'eau et un peu de Javel
Alfredo Moser conçoit alors cette idée. Pourquoi ne pas utiliser des bouteilles en plastique transparent que l'on remplirait d'eau ? Pour éviter que celle-ci ne se dégrade avec le temps et devienne opaque, on pourrait ajouter au liquide quelques gouttes d'eau de Javel. Il suffirait ensuite d'implanter les bouteilles ainsi conditionnées sur le toit : exposées aux rayons du soleil et en vertu du simple principe physique de la diffraction de la lumière, elles pourraient constituer des sortes « d'ampoule ». Bientôt mesuré, l'éclairage produit par une bouteille de 1,5 l produit une intensité lumineuse équivalente à une ampoule de 50 watt. L'invention est bientôt adoptée dans quelques bidonvilles de Rio. Au point que le Massachutets Institute of Technologie (Boston) s'intéresse au procédé. Mais il prend véritablement toute son ampleur quand un Philippin, Illac Diaz, décide de reprendre l'idée et de la transposer aux bidonvilles de Manille. L'aventure de l'Isang Litrong Liwanag (« Le litre de lumière ») est née, financée principalement par la fondation qu'il a créé, MyShelter (Mon Refuge).

Saluée par les Nations Unies
Si la bouteille magique ne résout pas tous les problèmes puisqu'elle lui faut du soleil pour fonctionner et qu'elle n'est donc pas opérationnelle la nuit, elle permet de réduire largement la facture d'électricité pour des populations en grande difficulté économique. C'est une véritable révolution, affirme ainsi Illac Diaz, qui a également calculé que chaque bouteille permettait d'économiser annuellement l'équivalent de 17 kg de CO2.
Aujourd'hui, l'idée est reprise un peu partout dans le monde, d'Inde en Afrique du Sud, du Vietnam au Mexique, en passant par le Népal ou le Vanuatu. Certains ont reproché au principe de la bouteille solaire de figer ces populations « dans le rudimentaire », alors qu'il faudrait leur apporter des solutions bien plus confortables, à partir des nouvelles source d'énergies, comme le solaire ou l'éolien. Ce à quoi Diaz répond : « Oui bien sûr, mais c'est très cher et peu de gens en profitent ». En tout cas, l'initiative de Illac Diaz a été saluée par les Nations Unies. Il est d'ailleurs invité au sommet de Durban où se tient encore pour quelques heures la conférence internationale sur le climat.
BC

Source :http://www.canyousea.com/

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