• Remèdes sacrés liés au dalai-lama

    Remèdes sacrés liés au dalaï-lama

    Ce qui frappait surtout les voyageurs était le respect dont on entourait la personne du dalaï-lama.

    D'après les propos de prêtres tibétains, mongols et kalmoukes repris à la fin du xviiie siècle par J.F. Laharpe, les excréments et l'urine du dalaï-lama auraient été considérés comme des choses sacrées, voire employés comme remèdes47.

    La pratique avait aussi été rapportée au xixe siècle par l'ethnologue John Gregory Bourke qui parle de « l’attention particulière dont faisaient autrefois l’objet les produits des défécations du grand Lama du Tibet (...) (qui) servaient à la confection d’amulettes après avoir été séchées ». Il rapporte également « que son urine était ingérée comme une médecine efficace »48,49,50.

    Heinrich Harrer, qui séjourna au Tibet dans la 2e moitié des années 1940, constate que les gens font davantage confiance à l'imposition des mains et à la guérison par la foi qu'aux remèdes administrés par les moines de l'école de médecine. Il cite ainsi le recours à l'« urine de saint homme » : non seulement des lamas appliquent souvent leur « sainte salive » sur leurs malades mais un gruau mélangeant tsampa, beurre et urine de saint homme est administré aux malades. L'auteur ajoute que le remède le plus coté est un objet ayant appartenu au dalaï-lama et que les nobles qu'ils fréquentaient lui exhibaient avec fierté des reliques du 13e dalaï-lama qu'ils conservaient précieusement dans de petits sachets de soie.

    Le Britannique Robert W. Ford, envoyé à Chamdo dans le Kham pour assurer une liaison radio avec Lhassa en 1949-1950, écrit dans ses mémoires que « les seuls médecins professionnels au Tibet étaient des moines médecins » et que « le traitement le plus prisé était l'urine du Dalaï Lama ».

    Le journaliste et écrivain naturalisé chinois Israel Epstein, dans Tibet Transformed (1983), rapporte que des remèdes contre les maladies étaient vendus sous forme, entre autres, de pilules fabriquées à partir des selles de bouddhas vivants, précisant que le coût d'une pilule du dalaï-lama pouvait équivaloir au revenu annuel d'une personne ordinaire.

    Dans son ouvrage The Making of Modern TibetA. Tom Grunfeld évoque la croyance répandue que ce qui avait été en contact avec un saint homme avait le pouvoir de guérir54. On faisait grand cas, écrit-il, des urines et des excréments (transformés en pilules à avaler) des hauts lamas réincarnés et en particulier du dalaï-lama. Il rapporte qu'un ancien cadre duparti communiste chinois affirme avoir lu dans une circulaire que lors du séjour du 14e dalaï-lama à Beijing en 1954, ses selles étaient recueillies dans un réceptacle doré et envoyées au Tibet pour être transformées en médicaments55.

    Dans Lord of the Dance (2001), le spécialiste du bouddhisme tibétain Richard J. Kohn confirme cet usage médical des urines et excréments des grands lamas, ajoutant que les habitants du village au pied du Potala – le village de Shöl – étaient connus pour faire autrefois des affaires florissantes avec les excréments du dalaï-lama sous la forme de granules brun-foncé, du nom d'ambroisie. Si en effet, les lamas peuvent donner des pillules sous la forme de granules brun-foncé, du nom d'ambroisie, (bdud rtsi ril buen tibétain), elles sont réalisées à base de plantes médicinales et d'autres ingrédients de la médecine tibétaine.

    Source :Wikipédia .

    Note perso :Ils font C... !

    « Mystérieux Dalai-LamaPlus chère que celle du Dalai Lama !!! »
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