• Masques et Mascarades

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                               Histoire du Carnaval de Venise. Le premier Doge à avoir autorisé le carnaval est Vitale Falier en 1094. Le carnaval était célébré à partir du 26 décembre et atteignait son paroxysme le jour précédant le mercredi des Cendres, c’est-à-dire le « Mardi Gras ». Il débutait par un bal et se poursuivait par de petites fêtes locales sur les campi (c’est-à-dire les places qui donnent accès à un canal), telles que des pièces de théâtres, des concerts, des jeux. Les Vénitiens de toutes conditions sociales enfilaient le tabarro, une longue cape, dissimulaient leur visage derrière la bauta et sous un tricorne. Cela leur permettait d’aller à travers les rues incognito, ce qui était particulièrement efficace dans les casinos, ces lieux de jeux de hasard, pour échapper à un créancier ou un mari jaloux… Pendant le carnaval, les conditions sociales étaient abolies, le pauvre jouait au riche et le riche se faisait passer pour pauvre. Bientôt les déguisements furent plus sophistiqués en puisant leur inspiration dans la commedia dell’Arte. La ville toute entière se transformait, chantait, dansait... Des feux d’artifice, des jeux et de multiples spectacles se produisaient. Mais certaines pratiques étaient contestables. Les jeunes, déguisés en clowns, lançaient des œufs emplis d’eau de rose sur les belles passantes. Les moins charmantes obtenaient des œufs pourris ! En 1268, un décret interdit aux hommes masqués de pratiquer ce genre de jeux. Au XVIe siècle, le carnaval devint plus contrôlé avec l’obligation de respecter certaines coutumes : port du masque, divertissements sur des petites places. En 1797, sous la domination de Napoléon, le carnaval fut interdit (il redoutait la force subversive des masques) mais les Autrichiens le rétablirent. C’est vers la fin des années 1970 que le carnaval a pris la forme qu’on lui connaît aujourd’hui. Les costumes traditionnels du carnaval La bauta est un masque blanc porté avec un tricorne noir et qui déforme la voix. Ce masque permettait de se cacher complètement et de dissimuler les bijoux à l’époque où ils étaient bannis. En règle générale, elle était mise le soir, après les Vêpres. Elle était interdite à l’église pour certaines fêtes religieuses et ne devait pas être portée entre le 16 et le 26 décembre. La moretta est un masque porté par les femmes, ovale, de velours noir complété de voilette et avec un petit chapeau à larges bords. Le masque restait appliqué au visage grâce à un petit bouton fixé à l’arrière et que l’on serrait entre les dents, ce qui empêchait les femmes de parler. Il est courant de lire que les hommes appréciaient particulièrement de voir les femmes réduites au silence… Les mascareri sont les artisans qui se consacrent à la fabrication des masques en papier mâché et en cuir. Leur corporation existe depuis 1436 et jouit encore aujourd’hui d’un statut particulier. Les costumes et les personnages de la commedia dell’Arte Arlequin est un serviteur à l’esprit un peu lent mais agile, capable de changer de forme et d’apparence à volonté. Il est représenté traditionnellement avec son costume à losanges bigarrés et son masque noir. Pantalone est un marchand vénitien, il est veuf ou marié, le plus souvent jaloux, avare et cocu, toujours affublé d’un nez busqué extrêmement proéminent. Il est toujours le dupe de quelqu’un : son valet (Arlequin), un héritier ou un jeune amant qui cherche à lui soutirer de l’argent ou à obtenir la main d’une de ses filles promise à un plus beau parti. Colombine est une servante ou une fille du précédent, amoureuse de Pierrot ou Arlequin. Elle est vêtue de couleurs vives. Pierrot est un valet poltron et fanfaron, il aime faire des malices ou des bouffonneries. Il est vêtu de blanc et a le visage enfariné. Le carnaval aujourd’hui Pour avoir visité Venise pendant le carnaval, j’ai été témoin d’une période festive, haute en couleurs, envoûtante et réellement magique. Des touristes du monde entier viennent pour assister à cet événement. Les rues et les ruelles sont saturées de promeneurs et l’esprit festif imprègne l’atmosphère. De nombreuses animations ont lieu le jour comme la nuit, et ce, pendant les douze jours précédant Mardi-Gras. De nos jours, les costumes sont laissés à la libre appréciation de chacun. ls ne sont pas obligatoires certes, mais contribuent à l’esprit du carnaval. Ils sont en général coûteux, c’est la raison pour laquelle le port d’un masque permet de participer pleinement à l’événement sans se ruiner ! Enfiler ces costumes demande parfois des heures de préparation et ils peuvent être relativement lourds à supporter. C’est la raison pour laquelle les personnes déguisées apprécient particulièrement qu’on les complimente et les photographie. Venise reste réellement une ville entre rêve et réalité, passé et présent. Elle est tout simplement magnifique et je vous la conseille vraiment pour une destination future.

    Source:http://www.masquesdevenise.be/carnaval/histoire.html

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