• Les sourds nous interpellent

    La Langue des signes française (LSF) est une langue visuelle qui est la langue des signes utilisée par les Sourds et muets français (attention aux termes employés, la plupart des sourds ne sont pas muets, au sens clinique du terme) et certains malentendants pour traduire leur pensée. La LSF est une langue à part entière et un des piliers de l'identité de la culture Sourde.

    La LSF est signée par 100 000 à 200 000 personnes sourdes.

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    Histoire 

    Pendant longtemps, les sourds, isolés, n'ont pu enrichir leurs langues signées et ont dû se contenter d'une gestuelle simpliste ; de ce fait, ne disposant pas d'une langue élaborée, leur esprit ne pouvait se structurer et il leur était donc impossible de développer des capacités intellectuelles égales à celles de leur entourage entendant[réf. nécessaire] (d'où l'idée répandue qu'un sourd était idiot). C'est dans les familles de sourds qu'ont pu s'élaborer les premiers fondements de la LSF, et c'est en se regroupant que les sourds ont pu enrichir leur langue.

    L'abbé Charles Michel de l'Épée fut, en 1760, le premier entendant connu à s'intéresser aux modes de communication des « sourds-muets » en observant un couple de jumelles sourdes communiquer entre elles par gestes ; il découvre l'existence d'une langue des signes. Il décide alors de regrouper les enfants sourds pour les instruire. Il apprend lui-même la langue des signes grâce à ses élèves et démontre les progrès obtenus jusque devant la Cour de France. C'est ainsi qu'il peut ouvrir une véritable école pour sourds qui deviendra l'Institut national des jeunes sourds, aujourd'hui Institut Saint-Jacques, à Paris. À la mort de l'abbé de l'Épée en 1789, l'abbé Sicard lui succède et tente d'imposer un langage gestuel conventionné et agrémenté d'une grammaire de « signes méthodiques » qui sera abandonné par la suite.

    Cependant, les oralistes considèrent que les sourds doivent apprendre à parler pour s'intégrer dans la société. Le congrès de Milan en 1880 - où l'immense majorité des participants est entendante - décrète l'abandon de la langue des signes dans l'enseignement. Trois raisons sont invoquées : la LSF n'est pas une vraie langue, elle ne permet pas de parler de Dieu, et les signes empêchent les sourds de bien respirer, ce qui favorise la tuberculose. Cette interdiction dure près de cent ans, pendant lesquels les professeurs sont entendants et utilisent exclusivement la méthode oraliste. Cependant, malgré l'interdiction de signer en classe, la LSF ne disparaît pas, les sourds se la transmettant de génération en génération, la plupart du temps pendant la récréation.

    En 1991, la loi Fabius favorise le choix d'une éducation bilingue pour les sourds : LSF et le français écrit et oral. En février 2005, une loi institue la LSF comme langue officielle en France.

    Aujourd'hui, des instituts - certains privés - ou des associations ont de nouveau intégré la LSF dans leur enseignement. Les professeurs sourds ne sont pas reconnus de façon officielle par l'Éducation nationale : les professeurs entendants signent, aidés par des éducateurs sourds.

    Autres langues des signes 

    Il n'y a pas de langue des Signes universelle. Entre les différentes langues signées, la grammaire présente des similarités qui les distinguent des langues parlées, mais le vocabulaire diffère grandement. Il existe par exemple la langue des signes américaine (ASL), la langue des signes britannique (BSL), la langue des signes belge (Langue des Signes de Belgique Francophone, LSFB), la Langue des signes québécoise (LSQ), etc.

    La langue des signes américaine est proche de la LSF, avec une similarité lexicale de 43 % sur une liste-type de 872 mots[1]. Ceci est dû à l'influence de Roch-Ambroise Cucurron Sicard sur Thomas Hopkins Gallaudet, le fondateur aux États-Unis de la seule université enseignant en Signes.

    Il existe un dialecte de la LSF, la Langue des Signes de Marseille, utilisée par un millier de personnes à Marseille, Toulon, La Ciotat et Salon de Provence. On la retrouve dans l'enseignement de la seule école du Togo utilisant les Signes[2].

    La langue des signes Européenne est une langue fusionnée à partir des sourds multi-linguistes en Suisse (Allemand, Italien, Français et Romanche) ; la langue des signes espagnole et autre langues comme l'anglais semblent rejoindre cette nouvelle langue des signes européenne en fusionnant grâce à la langue des signes Internationale.

    Source Wikipedia.

    Ma question ,vous l avez devine :existe t il en Algerie une solution pour nos sourds ?Qu est ce qu on leur apprend ? Sont ils mis a l ecart de la societe dite musulmane et qui ne prend pas en charge ses musulmans ? L etat fait la sourde oreille (sans jeu de mots) a leur droit a l expression ,a l apprentissage de futurs citoyens ? Oui ,on connait la situation quand les textes qui protegent l enfance ,n existent pas dans l internet ,et je suppose ailleurs .Le pire serait a venir . Mais enfin y a t il des gens ,des responsables (zid ya bouzid) qui ont un coeur ,une volonte d aider cette population .Le debat est ouvert . Au maroc ,une prise de conscience de cette problematique a deja ete amorcee il ya quelques annees et c est tant mieux .Les autres pays arabes n ont ni lsf ou lsa ou ls tamazight ! Alors qui sont les handicapes du takhir ezaman ? Debout les hommes ,occupons nous de nos enfants et donnons leur cette education qui fera d eux (elles) des Algeriens(NES) a part entiere .

    On a peur d eux car ils devoilent notre incompetence et soulevent nombre de questions troublantes sur notre devenir collectif.

     

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