• Les origines de la Police en Algérie

     

    I- Les origines de la Police en Algérie

      1)- La Police Rostomide (160 - 296 H / 776 - 908 E.C)
    Tihert Capitale de l'Etat ROSTOMIDE qui a vu la naissance de la première Police Nationale au cours du Moyen Age (160-296H/776-908 E.C) et dont les vestiges existent toujours à environ 07 km de l'actuelle ville de Tiaret.En 776 (160 H) sous le règne de l'Imam et Juge connu pour son équité ABDERRAHMANE IBN ROSTOM fondateur du 1er Etat National sur les terres Algériennes après la conquête Arabo-Musulmane de l'Afrique du Nord en 650 (50H), date au cours de laquelle est instituée définitivement la Police Nationale par l'illustre compagnon du Prophète OKBA IBN NAFAA.Aux valeureux hommes de la tribu des NAFOUSSA connus pour leur intégrité, leur droiture et leur rigueur que ABDERRAHMANE IBN ROSTOM confia cette noble mission dans le but de faire respecter la Loi Islamique tout le long de son règne qui dura 11 ans environ (160-171H/776-787 E.C).Cette situation persistera ainsi jusqu'à l'avènement des FATIMIDES, à leur tête ABDALLAH ACH CHI'I (296H/908) qui mettra fin au règne des NOUFOUSSIYINES. 

     

     

     

     

      2)- La Police Hammadite (398 - 547 H / 1007 - 1152 E.C)

    La Police Nationale a continué à progresser et à prospérer depuis sa création en (160H/776 E.C) sans interruption jusqu'à cette époque. Elle a même connu une mutation qualitative gigantesque à l'époque de l'Etat Hammadite (1007-1152) dans le 2ème Etat Algérien du Moyen Age.

    Elle fut affectée à la garde des marchés, des quartiers et des rues de la cité ainsi que des portes de la Capitale. Elle assura ainsi la sécurité des rues menant à la Capitale, surveilla les ports, veilla au bien-être des commerçants et des touristes étrangers. Les policiers procédaient également à des rondes, la nuit, accompagnés de chiens à la recherche d'éventuels suspects et au contrôle d'endroits mal fréquentés après l'annonce du couvre-feu par l'annonceur des nouvelles.

    Toutes ces prérogatives et actions préventives pour préserver la stabilité de l'Etat et assurer la sécurité et la paix entre les citoyens donnèrent à la Police Hammadite un rang illustre dans la hiérarchie administrative de l'Etat.

    C'est ainsi que le Chef de la Police fut directement rattaché au roi alors que ses adjoints dans les Cités et les autres Départements furent rattachés au Gouverneur de la ville ou à celui du département sans médiation administrative.

    En conclusion, il y a lieu de signaler que c'est à cette époque que les hommes et les femmes prisonniers furent séparés et que la garde des prisonnières fur confiée à des femmes pieuses.

      3)- La Police Zianide (633 - 962 H / 1235 - 1554 E.C)

    L'Etat Zianide fut le troisième et dernier Etat Algérien du Moyen Age à adopter une police à l'instar des deux précédents.

    Le chef de cette police s'appelait Gouverneur au lieu de chef de la police comme auparavant.

    C'est sans conteste le célèbre Roi de cet Etat Hamou II MOUSSA IBN ABI YACOUB YOUCEF IBN ABDERRAHMANE IBN YAHIA IBN YAGHMOURASSENE IBN ZIANE (723-791H/1323-1388E.C) qui définira les conditions de la personnalité du policier et ceci dans son livre intitulé « Du comportement dans la politique des Rois », livre édité pour la première fois à Tunis en 1862 (1279H) et écrit aux environs de l'année 1363 (765H) dans lequel son auteur résume ses recommandations politiques, administratives et militaires à son successeur et fils ABOU TACHFINE auquel il a dit :

    « Ô fils, tu dois choisir le corps de la police car chez nous les Rois, c'est le plus haut rang qui demande de la piété, de la sobriété, de la diplomatie, de la sagesse et un esprit chevaleresque ».

    Ce livre est toujours conservé au niveau de la Bibliothèque Nationale Algérienne d'El Hamma (Alger) en forme de manuscrit sous le n° 1374.

      4)- La Police en Algérie durant l'époque Ottomane (1519-1830)

    La période Ottomane a été caractérisée par la sécurité et la stabilité, ce qui a amené les Européens contemporains à convenir que le citoyen Algérien a vécu dans la sécurité, assurée par la Police exerçant au sein des différents BEYLIKS de l'Algérie.

    Il est utile de souligner que la Police était à cette époque divisée en deux branches.

    - Une Police pour les Turcs et les KOUROUGLI.
    - Une Police pour les autochtones.

    En raison de la fermeté et de la rigueur de la Police Ottomane en Algérie, certains crimes, notamment les meurtres, étaient quasi-inexistants.

    En général, les CHAOUCHES (Agents de Police) n'avaient pas d'armes et utilisaient leur force physique pour arrêter les criminels.

    Le meilleur exemple qui illustre l'intransigeance et le contrôle total de la Police est le témoignage du consul des Etats Unis d'Amérique en Algérie William CHALS (1816/1824) qui écrivit dans ses mémoires "...Je doute fort qu'il y ait une ville au monde où la Police accomplit des tâches plus grandes que celles assurées par la Police Algérienne pour laquelle aucune infraction ne semble lui échapper. De même, il n'existe pas d'autres pays où le citoyen jouit d'une grande sécurité pour lui et pour ses biens".
    Ce témoignage représente la meilleure preuve de ce qu'a connu "EL AYALLA" durant cette époque en termes de sécurité au point où il fut qualifié de "Pays de la quiétude".

    1. KOUROUGLI : Algérien issu de père Turc relevant de l'armée Turque et de mère Algérienne.
    2. CHAOUCHE : Corps de Police qui exerce sous l'autorité du Dey et qui peut procéder à l'arrestation des Beys qui transgressent la Loi.
    3. EL-AYALLA : Alger et ses Beyliks de (1519 - 1830).

      5)- La Police de l'état de l'Emir ABDELKADER (1230 - 1247H / 1830 - 1847)

    C'est le 28 Novembre 1832 /13 Radjab 1284 H que les illustres correspondants des tribus du pays désignèrent à la tête de l'Etat l'EMIR ABDELKADER, fondateur de l'Etat Algérien moderne.

    Il prit alors le nom de "Emir des croyants" et commença à poser les piliers de son jeune Etat sur le modèle des pays occidentaux. Il créa ainsi une structure exécutive centralisée composée de Ministères dont celui de l'Intérieur dirigé par ABI MOHAMED EL HADJ EL MOULOUD BEN ARRACHE.

    Une structure de haute chancellerie fut également créée appelée "Conseil Consultatif Suprême de l'EMIR" composée de onze (11) membres parmi les grands savants et les notables du pays.

    Sur le plan local, il a été procédé au partage du Territoire National en une série de Départements Administratifs appelés, comme c'est le cas aujourd'hui, Wilayate ayant à leur tête un Gouverneur nommé "EL KHALIFA", c'est-à-dire le délégué de l'EMIR pour la gestion des affaires courantes du pays, notamment la préservation de la stabilité de l'Etat, l'instauration de la sécurité des personnes et des biens ainsi que la quiétude des citoyens.

    En réalité, le rôle de l'EMIR ABDELKADER ne s'est pas limité dans les domaines de la préservation et du maintien de la stabilité du pays et la garantie de la sécurité, mais s'étendit également à la formation d'une police spéciale répartie dans les rues et les quartiers de la ville et même dans les campements militaires mobiles dont les membres s'appelaient "CHAOUCHES".

    Leur seule arme était un simple gourdin utilisé en cas de nécessité pour sanctionner les délinquants, les remettre dans le droit chemin ou pour déjouer toute tentative de déstabilisation de l'ordre public.

    En dépit de leur nombre très restreint et de leur simple matériel, ils s'acquittèrent de leurs tâches d'une façon exemplaire qui avait suscité l'admiration de tous et notamment celle des étrangers. Ce qui fait dire au Colonel Anglais SCOTT tout en les louant :

    "...La déclaration faite par l'EMIR ABDELKADER en 1838, dans laquelle il disait qu'il est possible à l'homme de voyager dans n'importe quelle partie de son Royaume, en portant sur son dos un sac d'or, sans qu'il fasse l'objet de vol ou d'agression, est une affirmation sincère et parfaitement vraie. La différence, dans la capacité de lutter contre le crime et d'instaurer la sécurité, entre l'Etat de l'EMIR ABDELKADER et l'Etat Marocain est énorme".

    II- La Police en Algérie durant la révolution (1954 / 1962)

    Après le déclenchement de la lutte armée le 1er Novembre 1954, l'une des priorités de l'Organisation était d'assurer la sécurité de la population ainsi que celle du FLN/ALN.

    Cette sécurité a été confiée à une branche de la Révolution qui avait pour mission première la collecte du renseignement ainsi que la surveillance sur l'activité de l'ennemi.

    Après le congrès de la Soummam (20/08/1956), le territoire fût découpé en Wilayate lesquelles furent subdivisées en zones, régions et secteurs. La Révolution a pu ainsi prendre en charge l'administration de la population. Les services suivants furent ainsi créés :

    - L'État Civil.
    - La Justice.
    - Les Finances (cotisations, dons, amendes).
    - Les Gardes- forestiers.
    - La Police.

    La contribution de la Police durant la Révolution a permis de résoudre différents problèmes qui surgissaient au sein de la population comme elle fût également d'un grand apport pour le renseignement. Succinctement, nous pourrons citer les missions et attributions de la Police comme suit:

    - Veiller à la sécurité générale au niveau des différents échelons qui composent la Wilaya (zones, régions, secteurs).
    - Surveiller les déplacements de l'armée ennemie.
    - Surveiller les déplacements des personnes à travers le douar.
    - Aider à la délivrance des laissez-passer.
    <script src="http://www.blogg.org/admin/jscripts/tiny_mce/plugins/imagemanager/language/index.php?type=im&format=tinymce_3_x&group=tinymce&prefix=imagemanager_" type="text/javascript"></script> gt;- Faire des enquêtes sur demande de la commission judiciaire.
    - Assurer des missions sur la circulation d'un convoi militaire (en vue d'une embuscade).
    - Récupérer les tracts de l'ennemi.

    Il est à relever, par ailleurs, que tous les renseignements fournis par la Police sont portés dans la lettre hebdomadaire de renseignements.

    Toutes ces activités peuvent être résumées en une formule succincte "ASSURER L'ORDRE DE LA REVOLUTION".

    III- Les grandes étapes de la Police Algérienne après l'indépendance

    - Période de 1962 - 1965 :

    La D.G.S.N a été créée le 22 Juillet 1962 par décret. Les passations de consignes ont eu lieu au palais du gouvernement entre le 1er Directeur Général de la Sûreté Nationale et le délègue à l'ordre public de l'exécutif provisoire, institué par les accords d'Evian et installé au lendemain du cessez- le feu du 19/03/1962, à Rocher Noir (Boumerdes).
    La nouvelle direction devait combler le vide laissé par le départ massif des fonctionnaires de police français qui constituaient la majorité des effectifs de la police.
    Les quelques éléments algériens qui restaient de cette police, ont constitué le premier noyau de la police algérienne auxquels se sont joints d'autres cadres en provenance de la Tunisie et du Maroc dont le nombre ne dépassait pas la centaine.
    Un autre apport composé d'une trentaine de jeunes cadres, Commissaires de Police que le FLN avait envoyé à l'Académie de Police du Caire durant les deux dernières années de la révolution, a été déterminant dans le domaine de la f <script src="http://www.blogg.org/admin/jscripts/tiny_mce/plugins/imagemanager/language/index.php?type=im&format=tinymce_3_x&group=tinymce&prefix=imagemanager_" type="text/javascript"></script> ormation.
    C'est dans ce contexte que plusieurs écoles de police ont été ouvertes, comme celle d'Hussein Dey en 1962 destinée pour la formation des cadres, de Constantine, de Tlemcen en 1963 et de Sidi Bel Abbés en 1964.
    La Direction Générale de la Sûreté Nationale, dont le siège se trouvait au Palais du Gouvernement relevait du Ministère de l'Intérieur et avait pour missions :
    - Protéger les personnes et les biens particuliers et publics.
    - Veiller au respect des lois et des règlements régissant la vie sociale en général.
    - Veiller à prémunir la société contre tout ce qui peut troubler l'ordre public ou attenter aux libertés individuelles et collectives.
    - Prévenir et réprimer toutes les infractions, délits ou crimes qui se commettent, en rassembler les preuves et les indices nécessaires à l'application de la justice pénale en collaboration avec les magistrats et les autorités du pays.
    - Informer les autorités supérieures sur la situation politique, sociale, économique et culturelle qui prévaut dans le pays par le biais de rapports et d'analyses sur l'opinion publique.
    - Contribuer à la protection des institutions nationales contre toutes tentatives pouvant porter atteinte à leur stabilité et à leur bon fonctionnement.
    - Contrôler les mouvements transfrontières des nationaux et étrangers en application de la réglementation en vigueur.
    - Imposer le respect des lois relatives à l'entrée et au séjour des étrangers sur le territoire national.
    A cette période, la DGSN était dirigée par M. Mohamed MEDJAD, avocat de profession. Trois directeurs généraux lui ont succédé. Il s'agit de MM YOUSFI Mohamed, TAYEBI Med-Larbi et YADI Mohamed.
    Le 1er Juin 1965, Mohamed YADI est remplacé par M. Ahmed DRAIA qui était commandant du corps national de sécurité (CNS) institué en 1963 pour remplir la même mission que les compagnies de sécurité françaises. Ce corps de sécurité était composé de 3000 éléments. 

    Mohamed MEDJAD  Août 1962 - Décembre 1962

    Mohamed YOUSFIDécembre 1962- Septembre 1963

    Larbi TAYEBISeptembre1963-Septembre1964

    Mohamed YADISeptembre1964-Juin1965

    - Période de 1965 - 1970 :


    Le corps national de sécurité dirigé par Ahmed DRAIA, avait été installé à Chateauneuf, au siège de l'actuelle École Supérieure de Police et avait ses propres écoles de formation, dans l'Oranie, à Boudouaou, à Oued Smar et à Hussein Dey. 
    Ce corps qui servait de réserve pour le maintien de l'ordre public, avait pour mission la protection des édifices publics, les points sensibles, les missions diplomatiques et les escortes officielles. Il a intégré la Sûreté Nationale dès le mois d'Août 1965. 
    De grandes actions de recrutement et de formation ont été lancées durant cette période marquée également par la réalisation de nouvelles infrastructures à l'échelle nationale. 
    C'est dans ce contexte que le recrutement a connu une évolution quantitative avec l'ouverture de l'école d'application de Soumâa (Blida) le 01/08/1969 et de l'école supérieure de police de Chateau-neuf, le 05/01/1970. 
    Cependant, jusqu'à 1969, la plupart des structures héritées de l'ère coloniale continuait à fonctionner avec le même système d'organisation et de fonctionnement. 
    Ayant souffert à l'origine de divergences entre les différents départements (Police Judiciaire, Sécurité Publique et Renseignements Généraux), ce système a été revu et modifié grâce à une réflexion qui a été engagée en vue d'une meilleure cohésion et efficacité de ses services. 
    Cette réflexion a abouti à la création des sûretés de wilayas en 1971 par décret N° 71- 150 du 03 juin 1971 autour desquelles étaient rassemblés les différents services (sécurité publique, police judiciaire, renseignements généraux). La coordination était assurée par le représentant de la hiérarchie qui était le seul responsable et l'unique interlocuteur auprès des autorités locales. La Sûreté de Wilaya avait pour prolongement la sûreté de daïra et la sûreté urbaine. 
    La police de l'air et des frontières (PAF) était organisée quant à elle, en groupement régionaux, en secteurs et en brigades. Les services du matériel et des finances disposaient également de services régionaux au même titre que ceux des télécommunications. 
    De leur coté, les écoles étaient rattachées au secteur du recrutement et de la formation professionnelle.

    Ahmed DRAIA1965- 1977

    - Période de 1970 - 1988 :


    Cette phase a été marquée par une politique de modernisation qui a prôné le renforcement de l'appareil de la formation, le recyclage intensif du personnel cadre déjà en fonction, admis à l'École Supérieure de Police pour des stages prolongés ainsi que par l'acquisition des équipements nécessaires.
    En 1973, l'élément féminin a intégré les services de la sûreté nationale. Le recrutement de deux promotions successives d'inspectrices de police d'une cinquantaine de femmes, a eu lieu à l'École Supérieure de Police pour des stages d'une durée de deux années chacune.
    En 1974, un groupe de stagiaires a effectué un stage en France pour constituer les premiers jalons des unités d'intervention rapide. L'implantation et le déploiement de ces unités ont débuté à partir de 1978 pour répondre aux besoins pressants de sécurité.
    Ces nouvelles créations appelées au début "unités d'instruction et d'intervention (UII)", sont entrées en action pour la première fois à Alger en 1979. Elles prendront les appellations d'unités d'instruction et de maintien de l'ordre public (UIMO) et enfin unités républicaines de sécurité (URS).
    Cette période a vu la création de l'école des cadets de police de soumâa en 1974. Des centaines de cadres ont été formés dans cette école qui a fermé ses portes en 1988.
    La police scientifique a connu, elle aussi, un essor caractérisé par la création d'un laboratoire scientifique et de médecine légale installé à l'École Supérieure de Police et de deux annexes régionales à Oran et à Constantine.
    Dans le même prolongement, cette période a été marquée par la mise en place du premier noyau chargé du développement des techniques informatiques se rapportant à divers domaines de la police.
    En 1977 , M.El-Hadi KHEDIRI est désigné directeur général de la sûreté nationale en remplacement de M.Mohamed DRAIA appelé au poste de ministre des transports .
    M.El-Hadi KHEDIRI a initié une nouvelle politique de rapprochement de l'institution envers les citoyens par la création d'un service des sports de proximité et un service des relations publiques.
    Des actions de coopération ont été menées envers des pays Africains se traduisant par la formation d'un millier de cadres étrangers.
    Sur le plan sécuritaire, à la l'exception de quelques faits qui ont eu lieu à Alger (faculté centrale) en 1975 et 1979, Sétif, Constantine et Tizi-Ouzou en 1980, Laghouat en 1982, les services de police ont été mis à rude épreuve en 1985 suite à l'attaque qui a ciblé l'Ecole de Police de Soumâa par un groupe terroriste dirigé par BOUALI (le 27/08/1988) . Ce groupe a été anéanti 18 mois après.
    El-Hadi KHEDIRI a été nommé Ministre de l'Intérieur en 1987 et remplacé par son adjoint Abdelmadjid BOUZBID qui n'a pas opéré des changements notables en prônant la continuité.
    A l'occasion des troubles graves à l'ordre public de 1988, les responsables de l'époque aussi bien politiques que sécuritaires ont été surpris par l'ampleur des évènements qui ont pris l'aspect d'une implosion populaire, des jeunes en grande majorité.
    Dans son témoignage sur ces évènements, M.El-Hadi KHEDIRI a écrit : << La police Algérienne était chargée du maintien de l'ordre ,la sécurité publique, de mener des enquêtes administratives ...Elle n'avait été ni formée ni équipée en prévision de manifestations quotidiennes.>> 

    El_hadi KHEDIRI1977- 1987

    - Période de 1988 à ce jour :

    Trois mois après les évènements d'octobre, une réflexion a été engagée en vue de tirer les enseignements se traduisant par une série de mesures :
    - Réorganisation de l'administration centrale de la D.G.S.N pour la rendre plus souple et plus efficace.  
    - Mouvement opéré au sien des structures centrales.
    - Spécialisation des services de police.
    - Réforme dans le système de formation.
    - Planification scientifique et élaboration des besoins prévisionnels en moyens matériels et humains.
    - Utilisation rationnelle des moyens.
    - Renforcement des moyens techniques et scientifiques.  
    - Introduction de nouvelles méthodes d'évaluation et d'appréciation des personnels de la sûreté nationale.
    Dés la mise en application de son nouveau programme de travail, la D.G.S.N change de directeur général au mois de juillet 1990.
    Abdelmadjid BOUZBID est remplacé par Bachir LAHRACHE dit Kamel, Colonel de l'ANP en retraite qui a été remplacé à son tour par M.M'hamed TOLBA, ancien chef de la sûreté de Wilaya d'Alger et ex Consul général d'Algérie à Lyon (France).
    Durant cette période, l'Algérie est entrée dans une zone de turbulence et de violence terroriste d'une ampleur nationale sans précédent dans l'histoire du pays.
    Les services de police n'étaient pas préparés sur le plan humain et matériel pour affronter un tel phénomène. Il a fallu impliquer l'ANP dans des opérations antiterroristes par l'instauration de l'état d'urgence.
    Le commissaire divisionnaire de police Mohamed OUADAH, un autre cadre de la police devait succéder à M'hamed TOLBA au mois de Mai 1994, au moment où les crimes terroristes touchaient le summum de l'horreur et de la sauvagerie.
    Mohamed OUADAH a introduit certains changements dans les structures et a opéré un mouvement au sein des cadres. Il a initié, en outre, des actions de façon à améliorer les conditions de travail et renforcer la solidarité et la cohésion au sien de l'institution .
    Il est remplacé le 20 Mars 1995 par le Colonel Ali TOUNSI dit El-GHOUTI. Sous sa conduite, plusieurs actions ont été menées se traduisant par le professionnalisme, l'ouverture sur le monde technique et scientifique et le rapprochement police- citoyens. Toutes ces actions sont contenues dans les principes directeurs qui sont: la formation, l'organisation, les inspections et les sanctions, positives ou négatives. 

    Abdelmadjid BOUZBID1987-1990

    Bachir LAHRACHE1990-1991

    M'hamed TOLBA 
    1991-1994

    Mohamed OUADAH1994-1995


    * Synthèse inspirée de l'ouvrage fait par M.Kacemi Aissa et intitulé : 
    << La Police Algérienne, une institution pas comme les autres >> .

     

     

    Feu Colonel Ali TOUNSI1995-2010

    Après le décès de feu Ali TOUNSI le 25 février 2010, l'intérim de la Direction Générale de la Sûreté Nationale a été confié au Commissaire Divisionnaire de Police Aziez El AFFANI, Directeur de la Police Judiciaire. Jusqu'au 07 Juillet 2010, date de l'installation du général -major Abdelghani HAMEL en qualité de Directeur Général de la Sûreté Nationale.

     

    Général major Abdelghani HAMEL

     

     

    Source :http://www.dgsn.dz

    Note perso : La Police ne devra jamais etre l'antichambre de la "hogra" ,mais de la Justice sociale .

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