• Le message

    Le message

    24 février 2019 à 10 h 00 min

    Magnifique peuple ! Les usurpateurs du pouvoir qui ont cru l’avoir chloroformé, baillonné depuis 1999 en ont eu pour leur grade ce vendredi. C’est un peuple digne, rebelle et conscient qui a renoué avec ses traditions de lutte, son esprit de résistance contre l’injustice, au pouvoir personnel.

    Il avait supporté avec patience les caprices d’un homme qui, sûr de lui et exécutant une feuille de route, a décidé de privatiser l’Algérie et la mettre au service d’un clan. Les Algériens l’ont laissé faire, lui donnant une chance pour sortir par la grande porte avec dignité, avec tout le respect dû à un chef d’Etat.
    Ses mauvais génies et son manque d’intelligence et de perspicacité l’ont poussé à persister dans une voie négative, contraire à ses propres intérêts. Au point – malgré un état physique délabré – d’oser encore une fois annoncer sa candidature pour un 5e mandat. Trop, c’est trop ! Il a réveillé le démon qui sommeille en chaque Algérien. Vendredi, toutes les grandes villes d’Algérie sont sorties pour crier leur colère et dénoncer une décision qui ne pouvait qu’enfoncer le pays dans l’incertitude. Les Algériens en avaient marre que leur nation soit encore humiliée par une clique d’ennemis de leur pays et que ce dernier soit la risée du monde entier.

    Des dizaines de milliers de manifestants ont redonné de la vie et de l’espoir à leur pays. Ils ont fait preuve d’un sens élevé de responsabilité en manifestant pacifiquement, sans casser un lampadaire ou un banc public. Leur message est clair : que Bouteflika arrête les dégâts et qu’il laisse la place à du sang neuf pour relancer le pays. Qu’il cesse d’écouter les spécialistes de la brosse à reluire qui lui susurrent qu’il est beau, qu’il est gentil, comme ce dernier des flagorneurs, Mouad Bouchareb, nouveau chef du FLN, qui, outrage à Dieu, l’accusant de nous avoir envoyé Bouteflika en 1999 pour sauver l’Algérie.

    L’homme «providentiel» qu’on veut nous présenter doit enfin revenir à la raison, s’il lui reste un minimum de sagesse. Son bilan est catastrophique et, apparemment, il refuse de tirer les conclusions qui s’imposent. Il n’a fait que du mal au pays. Il a imposé aux Algériens le système makhzénien tel qu’il est en vigueur ailleurs et pour lequel il a un grand attachement, un système basé sur la corruption, l’absence de droits, l’absence de respect pour les citoyens. A peine arrivé au pouvoir en 1999, le prix du pétrole a explosé. Mais il n’a pas voulu ou n’a pas pu saisir cette chance pour relancer l’économie nationale.

    Au contraire, l’impunité qu’il a érigée en mode de gestion a provoqué la dilapidation de l’économie nationale. Dans tous les classements internationaux, sa politique nous a relégués au bas du tableau. L’Algérie, qui était la locomotive du Tiers-Monde, ne fait même pas partie du G20, alors que des pays qui n’avaient pas ses moyens en sont membres. C’est sa dernière chance pour se retirer avec un minimum de dignité avant qu’il ne soit trop tard. Le message des Algériens qui ont piétiné son portrait est clair.

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