• La Gerboise bleue

     

    Note : Le son n'est activé qu'à partir de la 8eme minute . Donc patience ,sinon déplacer le curseur jusquà la 8eme mn svp ,merci .

    Une bombe dont les retombées radioactives ont fait des victimes parmi la population algérienne locale . Le dossier reste toujours ouvert quant aux indemnisations des victimes . Un contentieux qui tarde à se régler à cause de ridicules indemnitées,voire méprisables, offertes aux victimes encore vivantes à ce jour .

    Essais nucléaires: « L'armée nous a pris pour des Kleenex »

    Témoignage. Fernand Segonds, correspondant de l'Association des vétérans des essais nucléaires (AVEN) pour l'Aveyron était dans le Sahara en 1962. Fernand Segonds était dans le Hoggar algérien le 1er mai 1962. Une date qu'il retiendra toute sa vie. Ce jour-là, l'armée française a procédé à son sixième tir nucléaire, le deuxième en mode souterrain. L'opération s'appelait « Béryl » et si elle reste aujourd'hui dans les annales, ce n'est certainement pas pour de bonnes raisons. « C'est un essai qui a complètement raté puisque la montagne sous laquelle se déroulait le tir s'est fendue », raconte cet Aveyronnais aujourd'hui installé à Sanvensa et qui, à cette période, faisait partie des nombreux appelés du contingent envoyés en Afrique du nord. « J'ai passé quatorze mois dans cette partie du sud de l'Algérie, à 35 km du site de tir, sans aucune protection », précise-t-il. Et, comme tout le monde, ou presque, à l'époque, il ignorait tout des risques qu'il courrait. « J'ai commencé à me poser des questions quand j'ai vu pas mal de mes copains devenir malades. La réelle prise de conscience est arrivée lors de l'accident de Tchernobyl », explique le correspondant pour l'Aveyron de l'association des vétérans des essais nucléaires (AVEN). Une structure à laquelle il adhère depuis 2001. « J'ai eu droit à 15 jours de vacances à la mer » « C'est vrai que je suis rentré d'Algérie l'esprit tranquille. Ensuite, au fil du temps, j'ai commencé à me poser des questions : je n'ai jamais été rappelé comme réserviste - c'est le cas de tous ceux qui ont participé aux essais - et certains d'entre nous ont été envoyés quinze jours en vacances au bord de la mer - l'iode a des effets sur les radiations - du côté d'Alger. C'est bien que, à cette période déjà, certaines personnes savaient, ou se doutaient, de la dangerosité des tirs atomiques », assure Fernand Segonds en assénant : « L'armée nous a pris pour des "Kleenex" ». Pour autant, et comme tous les autres adhérents de l'AVEN, Fernand Segonds n'est pas un antinucléaire. « L'association ne s'occupe pas de cette question. Tout ce que nous demandons, c'est que les maladies - cancers et autres pathologies (coeur, thyroïde) - dont souffrent les vétérans des essais soient considérés comme radio-induites et que l'État nous indemnise ». Un long combat qui se mène actuellement.

     

    Source: http://www.dissident-media.org/infonucleaire/news_veterans.html

    Reggane : 50 ans et toujours des victimes

    Par : L. AÏT TIMOUCHE, Liberté, 13 février 2010

    L’explosion nucléaire continue de faire des victimes dont la plupart sont des enfants de la région de Reggane.

    Il y a 50 ans jour pour jour, le général de Gaulle et président alors de la Ve République française reçoit un appel téléphonique en provenance d’Algérie de la part du capitaine Miclon lui annonçant la réussite des essais nucléaires dans le Sud algérien. Les essais ont fait entrer la France par la grande porte dans le club des nations détenant l’arme nucléaire. Et depuis, ces essais à travers l’opération Gerboise-Bleue, ont fait et continuent de faire des victimes dont la plupart sont des enfants de la région de Reggane. 50 ans plus tard, la population de Reggane vit encore sous l’onde de choc des retombées dramatiques de ces essais. La localité continue à compter encore un taux important de cancéreux, d’hypertendus et d’innombrables cas pathologiques liés à cette catastrophe que la France coloniale a réalisée au vu et au su de toutes les puissances de l’époque. Avant les essais, les militaires français œuvraient en sorte que la région de Reggane soit une localité où il sera difficile d’y vivre. En un temps record, la quatrième puissance militaire de l’époque construit une caserne, un aérodrome et réunit tous les moyens nécessaires pour les essais nucléaires. Il était 6 heures du matin, ce jour 13 février 1960, les militaires français somment les habitants de Reggane à accrocher à leur cou des pendentifs en forme de clichés. Quelques instants plus tard, une violente déflagration a été entendue. Ce fut le premier tir nucléaire de la France. Ce tir a eu un retentissement particulier puisque les retombées radioactives de l’opération ont été signalées même dans des États africains voisins tels que le Mali, le Niger, le Soudan et le Sénégal. Des fuites de rayons gamma et X ont été observées, phénomène qui a facilité la contamination des populations locales. Et plus de cette propagation, l’armée française après son forfait n’a même pas pris le soin de décontaminer la zone d’El-Hamoudia, à 15 km de la ville de Reggane, scène de ces essais, mais elle a laissé tout le matériel que les habitants par ignorance ont récupéré chez eux, des outils qui enfermaient eux aussi des quantités considérables de radioactivité. La présence de ces effets imbus de radioactivité a provoqué plusieurs maladies parmi la population de Reggane, des cancers de la peau, des leucémies, des malformations chez les nouveau-nés et des hémorragies internes pour les femmes. En plus des dégâts humains que ces essais ont engendrés, il y a lieu de signaler la catastrophe naturelle et écologique que la France coloniale a provoquée dans cette localité : la région d’El-Hamoudia ne verra pas pousser une plante sur son sol avant les 24 000 ans à venir, les ressources hydriques ont été touchées et même les chameaux n’ont été épargnés par les leucémies et les différents cancers. Au lieu de reconnaître ses erreurs historiques et son passé colonial, la France persiste à travers ses décisions de tri sélectifs des victimes. Puisque les vétérans des essais nucléaires et les populations de la Polynésie sont reconnus en tant que tels, alors que les victimes de Reggane ont été d’ailleurs moins nombreux dans plusieurs projets de loi qu’Hervé Morin, ministre de la Défense français qu’a introduits à l’Assemblée nationale. Après une réaction de la part des membres de l’association 13-Février-1960 et de la presse nationale, le ministre français a fini par introduire les victimes algériennes, mais seulement après une opération de recensement des victimes qui étaient présentes au moment des essais. Chose que les militants des droits des victimes ont rejeté en bloc puisque leur soucis est la prise en charge de tous les malades causés par ces essais pas seulement ceux qui étaient vivants en 1960. Les animateurs de l’association insistent beaucoup plus sur la reconnaissance et pas sur les indemnités financières. “Les indemnités financières destinées à des individus n’intéressent pas l’association, mais nous demandons une indemnité pour toute la localité puisque c’est toute la région qui en fait les frais de ces essais”. À rappeler que plusieurs commissions médicales françaises ont fait le déplacement dans la région afin de s’enquérir de la situation des enfants de Reggane. La dernière commission s’est déplacée en novembre 2009 afin de procéder au recensement des victimes.

    Source : http://www.algeria-watch.org/fr/article/hist/colonialisme/toujours_victimes.htm

    « Le Temple des TigresTrip sous marin nucléaire »
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