• Histoire des barrages frontaliers

     

    L'installation de l'Armée de Libération Nationale à l'extérieur de l'Algérie est due initialement aux besoins en armement des rebelles de l'intérieur. Les bandes rebelles constituent en Tunisie et au Maroc des bases autonomes, plus ou moins inorganisées, rattachées aux wilayas quand cellesci se constituent. Ces bases acheminent vers l'intérieur près de 15 000 armes de guerre de 1956 à 1957 (2). Les succès de l'armée française en Algérie obligent les dirigeants de la rébellion à se replier en juin 1957 à Tunis. où ils s'efforcent d'organiser les unités extérieures et de les engager en Algérie, avec le soutien, et sous le contrôle, des autorités tunisiennes et marocaines. Des batailles meurtrières consacrent l'échec des tentatives de franchir les barrages installés par l'armée française. Cette défaite entraîne une série de crises internes et de complots des militaires contre les politiques. Ce n'est qu'en janvier 1960 que le commandement militaire est unifié et confié au colonel Boumediene, qui forge alors une armée régulière, bien équipée et entraînée, mais impuissante à franchir en force les barrages. Profondément politisée, cette armée de métier est aussi un instrument de conquête du pouvoir.

    Naissance des Bases de l'est et de l'ouest (1955-1956).

     

    Disposant le ler novembre 1954 de moins de 400 armes, les rebelles algériens s'efforcent d'obtenir des armements et des munitions dans les pays arabes. Dès le mois d'octobre, Boudiaf orientait ses recherches vers la Libye et les achats d'armes à l'étranger. Au Caire, Ben Bella, soutenu par les services secrets égyptiens, négocie avec les autres pays arabes et socialistes. Il établit des filières d'agents et de matériels par Tripoli vers Gafsa et par Tanger vers Nador et Oujda ; il envisage même des parachutages. Son adjoint Ahmed Mahsas s'installe à Tripoli puis à Tunis (3).

     

    Mais cet approvisionnement est lent à parvenir et les rebelles de l'intérieur sont tentés de se rendre en Tunisie et au Maroc pour y acquérir des ai-mes et de l'argent, soit auprès des rebelles tunisiens et marocains (fellaghas de Salali ben Youssef et Tahar Lassoued, armée de libération marocaine), soit par achat d'armes récupérées sur les belligérants de 1943, qui sont vendues de 13 000 à 20 000 anciens francs en Libye. Une lettre de Ben Bella du 28 novembre 1955 et un rapport de Khider au début de 1956 suggèrent de mises, sur les rebelles tunisiens, contre Bourguiba. C'est dans le but d'obtenir des armes que Mostefa ben Boulaid, chef de la wilaya de l'Aurès, part en Libye pour contacter Ben Bella (4) .

    Des bandes s'installent à cheval sur la frontière tunisienne. Dénommées d'abord wilaya de Sou Ahras, elles deviendront la Base de l'est. Fortes de 150 à 200 hommes à la fin de 1955, elles comptent 1 200 hommes en juillet 1956, dont 80 % sont implantées en Tunisie. En octobre 1956, le 2e bureau d'Alger estime que quatre bases sont constituées à l'est, deux à l'ouest et trois au sud du Maroc (5).

    A partir de 1956, l'armement arabe commence à arriver en Tunisie, entre les mains de Abdellai, étudiant originaire de l'Aurès. Un dépôt clandestin est découvert par les Tunisiens. Des clans rivaux de la wilaya 1 se disputent cet armement. "Une comission de contrôle composée de Ait Ahmed, Ahmed Rouabhia et docteur Nekkache " élimine Abdellaï. Ce changement, selon Messaoud Maadad, ranime les dissensions. Ben Bella provoque alors en août une réunion à Tunis sous la présidence de ses représentants Ali Mahsas et Benaouda. Un compromis sur la répartition des armes est conclu. Cependant l'un des chaouia, Abbes Laghrour, se révolte et une fusillade éclate le 18 septembre dans la banlieue de Tunis. Ces incidents conduisent le président Bourguiba à intervenir. Lors de l'accord du 20 mars 1956 avec la France, il s'était engagé à cesser toute aide aux rebelles algériens. Il fait contacter le FLN et propose l'aide de la Tunisie, à condition que les contacts soient rompus avec Salah ben Youssef. Il accepte que les rebelles algériens, d'un effectif limité à 2 300, s'implantent dans une bande de 40 km à l'est de la frontière. Le Service de santé tunisien impose le black-out sur ses activités (6).

    Trois cents armes sont alors acheminées chaque mois sur l'Algérie, et transférées vers la wilaya 1, la base de Souk Ahras et les Sahariens du Souf. A la fin de l'année 1956, Krim Belkacem, qui se trouve encore à Alger, intervient à son tour. Il envoie des troupes de la wilaya 3 (Kabylie) pour éliminer les partisans de Mahsas. C'est désormais Ouamrane, avec le soutien de la Tunisie, qui prend sa place et organise les ravitaillements vers les wilayas 1, 2 et 3. La wilaya de Souk Ahras compte alors 1 600 hommes, organisés en 3 à 4 failek (bataillons) et dispose de 30 FM et 1 300 armes de guerre (7).

    Au Maroc, les responsables du FLN et de la wilaya 5 s'installent en mars 1955 à Nador, où ils bénéficient du soutien de l'ALM. Ils reçoivent de l'armement égyptien débarqué des cargos Dina et Farouk. A l'été 1956, 500 armes par mois sont acheminées de Tanger vers Nador, Oujda et Figuig. La wilaya 5 bénéficie ensuite des armes de l'ALM, à mesure que cette dernière est intégrée dans l'armée royale.

    Le 19 septembre est créée à Oujda une commission FLN qui va mettre en place des cellules dans toutes les villes marocaines. Des hôpitaux et des centres de repos sont créés. Boussouf exerce un commandement dictatorial, qui suscite les critiques de Abane Ramdane. Il prend le contrôle de la wilaya 5, dont le PC reste à Oujda, ravitaille les wilayas 4, 5 et 6, et organise les transmissions et le renseignement, en particulier par les écoutes des réseaux français. Des officiers marocains, avec la bienveillance du prince Moulay Hassan, aident à la mise sur pied des unités de l'ALN (lettre de Hassan récupérée dans les bagages de Ben Bella, lors de sa capture le 22 octobre 1956) (8).

    Batailles aux frontières et dissensions internes (1957-1959).

     

     

    Contraint par les opérations de Massu de quitter Alger, Krim Belkacem traverse l'Algérie et constate le 20 mars que le premier convoi venant de Tunisie arrive en Kabylie. Il s'installe à Tunis à la fin de juin 1957 avec le CCE (Comité de coordination extérieur). Une des premières directives du CCE à l'été 1957 fait le point politique et militaire de la situation. "La bataille de l'armement est virtuellement gagnée, est-il écrit. Reste le gros problème de l'acheminement. Le CCE consacrera tous ses efforts pour faire parvenir les armes dans les wilayas. " En juillet, le commandant Idir, ancien du 5e RTA, essaie de créer un Front saharien dans la région de Touggourt, mais les méharistes, l'aviation française et les protestations de la Libye l'obligent à se replier (9).

    Chef du département de la Guerre, Krim Belkacem ne prend pas au sérieux les barrages qui sont en cours d'édification en 1957. Au Maroc, les dirigeants de la wilaya 5, qui en 1956 avaient fait arracher les premiers barbelés établis par l'armée française, s'attendaient à ce que la nouvelle ligne soit " similaire à la premièreIls ne savaient pas qu'elle allait présenter un grand danger au moyen de l'électricité, des explosifs et le nombre de fils de fer barbelés, écrit M. Guentari. Ils avaient laissé volontairement l'armée française établir cette ligne afin d'empêcher la population frontalière d'émigrer au Maroc. Cela afin que l'armée de libération ne manquât pas d'approvisionnement, de liaisons et de protection (en Algérie). Le commandement n'avait pas prévu que la zone frontalièire allait être zone interdite, et que la population serait concentrée dans des endroits étroitement surveillés. Même si le commandement de la révolution avait empêché les Français d'établir cette ligne, cela aurait coûté beaucoup de pertes humaines lors desattaques, car ceux qui effectuaient les travaux etaient des prisoniers civils et militaires (10) ".

    Au milieu de l'année 1957, les barrages en construction ne gênent pas encore l'acheminement des armes, dont 1 500 parviennent chaque mois en Algérie. Cependant les délais d'acheminement sont très longs, ils dépassent deux mois pour la wilaya 4. D'autre part, Amirouche, de passage en Tunisie, se plaint que les rebelles de l'Aurès récupèrent au passage l'armement des convois. Ouamrane achète des armes à Tripoli, où le PM vaut $50, ainsi qu'en Yougoslavie et en Allemagne. Boussouf prend contact à Tanger avec le trafiquant G. Puchert. Le PM acheté $40 est revendu $120. L'ALN extérieure continue donc à recevoir une masse d'armements modernes : mitrailleuses antiaériennes, bazookas, mortiers et canons sans recul, désormais livrés par des camions militaires tunisiens, et qui lui permettent de harceler les postes français aux frontières, de monter des embuscades et de tirer sur des avions d'observation (11). Un chantier est attaqué près du Kouif en septembre 1957. 24 avions sont successivement attaqués en janvier 1958. Le Il janvier, deux sections du 23e RI tombent dans une embuscade près de Sakiet-Sidi-Youssef. le 30 janvier, un avion T6 est abattu, ce qui entrocine le 7 février l'intervention des B26 sur Sakiet, et le recours aux bons offices des Anglo-Saxons (12).

     

     

    La Base de l'estsous la direction de Laskri Amara, passe de 1 400 hommes en mai à 1 750 en décembre 1957, elle reçoit pour mission de ravitailler les wilayas 1, 2 et 3. Les volontaires affluent également dans les unités de Tunisie : 2 000 jeunes Kabyles. . par bandes de 50, se met tent enroute, mais tous n'arrivent pas an port, Lawilava 2 revendique un effectif de 4 000 djoundi stationnés enTunisie. Les bandes restent ainsi rattachées à leur wilaya d'origine, avec leurs chefs régionaux, et leurs personnels en transit. Il n'y a pas de commandement unifié, mais le CCE accorde son soutien à toutes ces bandes. Le budget de l'intendance en Tunisie passe de 5,5 à 50 millions d'anciens francs en 1957. Cette croissance incite les responsables à concevoir la réorganisation de l'armée.

    Deux thèses s'affrontent : les partisans de la guérilla souhaitent le maintien debandes autonomes, régionalisées. Bentobbal en revanche veut réorganiser l'armée, augmenter encore les effectifs et créer des écoles de cadres. Le commandant Idir, au cabinet de Krim, propose l'unification du commandement et la formation d'une armée de 160 000 hommes, de 5 000 officiers, et de 16 000 sous-officiers

    Sous la férule de Boussouf et de son adjoint Boumediene, la situation de l'ALN Maroc est moins anarchique. Un commandement centralisé se met en place en juillet 1957, et un PC mixte avec l'ALM fonctionne au nord de Béchar. Prison, tortures et exécutions contribuent à la discipline. Boussouf, après avoir éliminé Abane Ramdane, crée six ateliers d'armement clandestins.Les franchissements restent encore possibles dans la partie sud de la frontière et permettent d'alimenter les wilayas 4, 5 et 6. A la fin de 1957, l'année française doit colmater une dizaine de brèches dans le barrage marocain (14).

    En avril 1958, Krim Belkacem tente d'unifier le commandement militaire. Conseillé par les ex-officiers français, il crée deux comités d'organisation miliaire (COM). Celui de l'ouest est confié à Boumédiene qui a pour adjoint le colonel Saddek, le colonel Lotfi prenant la tête de la wilaya 5. De passage à Tunis, Boumediene se rend compte que les ex-officiers français, qui viennent de déserter, sont mal acceptés par les cadres issus des maquis ou des anciens partis nationalistes. Avec opportunisme, il ernmène au Maroc Zerguini, Chabou et Ben Cherif, auxquels il confie la création et l'organisation des camps d'instruction.

    Le COM Est est attribué à Mohammedi Saïd, dit Naceur, ancien chef de la wilaya 3 et à ce titre responsable du massacre de Melouza. Ses adjoints sont Amouri et Benaouda, tandis que la Base de l'est reste confiéeà Amara dit Bouglez. Mais le COM Est ne parvient pas à unifier ses troupes ; après le bombardement de Sakiet, en février 1958, il lance des opérations de franchissement meurtrières les deux tiers des katibas de la la zone de Souk Ahras, et une grande partie des mintakas 15 et 16, qui sont interceptées par les unités françaises de réserve, et perdent 65 % de leurs moyens.Poursuivie jusqu'en mai, la bataille des frontières se traduit par 2 400 tués, 300 prisonniers, 3 000 armes individuelles et 350 armes collectives saisies.Alors qu'Ouamrane lance un cri d'alarme, et que certains officiers veulent entraver la construction des barrages, les chefs de guerre à l'est et à l'ouest laissent faire. Le colonel Zerguini estime que c'était une grave erreur tactique (15).

    Les difficultés avec les gouvernements tunisiens et marocain.

    Il faut dire que Krim Belkacem, qui depuis la création du GPRA (9 septembre 1958), est devenu ministre des Forces armées, et Boussouf, le nouveau ministre des Liaisons et Communications, se trouvent confrontés à des rapports conflictuels avec les gouvernements tunisien et marocain, tandis que se développent les mouvements d'insubordination. Lors de la réunion ininistérielle du 3 octobre 1959, Krim déclare que la pression des Tunisiens est sans précédent. Ils Veulent connaître nos effectifs, savoir ce qu'on mange... Chaque fois qu'on les a informés, les français le savaient aussitôt ...Mahmoud Cherif ajoute que les stocks d' armes sont sous Ia surveillance de la garde nationale tunisiene. 7 000 fussils, 2 000 PM, 10 millions de cartouches n'ont pas été vues ni contrôlées. Bourguiba déclare au GPRA : "Je ne peux pas me payer le luxe de laisser sur le territoire tunisien une armée de 15 000 homnes. Et vous ne tenez pas en main votre armée. " Les Tunisiens bloquent en effet l'acheminement des armes, et selon M. Harbi, saisissent 5 070 fusils, 2 037 FM, 20 bazookas, 45 mitrailleuses, 30 mortiers et 10 millions de cartouches. Ils renouvellent ces opérations en décembre 1958, en février et juin 1959, en exigeant, ce qu'ils obtiennent, la déclaration des dépôts, des camps et des effectifs.

    Dans le couloir de Figuig, en juin 1958, l'armée royale marocaine interdit le passage des rebelles en direction des wilayas 4, 5 et 6, et exige que le FLN reconnaisse la souveraineté marocaine sur le Touat, Gouraya et Tidikelt, situés en plein Sahara, à 500 km au sud de Béchar. Ainsi le Maroc et la Tunisie se sont donnés progressivement les moyens d'intervenir dans les affaires algériennes, et d'affirmer leur souveraineté(16).

    Les dissensions internes.

    Les premières dissensions internes avaient opposé les partisans de Ben Bella aux promoteurs du congrès de la Soummam. Elles avaient conduit àl'élimination de Mahsas et Abdelhaï. On sait que les décisions de la Soumman, sous l'impulsion d'Abane Ramdane, avaient consacré la primauté de l'intérieur sur l'extérieur et du politique sur le militaire, et négligé les bases islamiques du nationalisme algérien. Au rejet de ces conclusions par une partie des wilayas 1 et 2 secouaient les oppositions traditionnelles entre l'Aurès, les Nemencha et les Kabylie, le conflit entre bourguibistes-conciliateurs et nassériens-radicaux, et la compétition pour la possession des armements. On peut y voir aujourd'hui les prémisses de la lutte pour le pouvoir.

    Au Maroc, des pétitions circulent, condamnant la direction arbitraire de Boussouf-Boumediene. A l'automne 1958, le colonel Lamouri, commandant Lakhal, soutenus par le clan radical de la wilaya sent un putsch visant au renversement du GPRA et à la pér unités frontalières en Algérie. Ayant découvert le complot, les 3 B (Belkaceni, Boussouf, Bentobbal) font appel à Bourguiba qui fait encercler les insurgés par sa garde nationale. En novembre, un tribunal présidé par Boumediene prononce quatre condamnations à mort et la détention de nombrelix officiers,

    Du 6 au 12 décembre 1958, quatre chefs de wilayas se réunissent (la wilaya 5 est absente, et la wilaya 2 est présente sans participer) et font un bilan négatif de l'action ci[i GPRA "jugé incapable deremplir sa mission de ravitailleur en armes "Ils décident 11, que " un des colonels devrait pénetrer enTunisie, rassembler tous les contingents et lancer,et lancer une offensive générale sur le barrage, tandis qu'un second colonel attaquerait simultanément de l'intérieur ". La mort au combat d'Amirouche et Haoues (28 mars 1959) fit échouer ce projet (17).

    Au début de 1959, Mohammedi Saïd est rejeté par la Base de l'est, où il voulait s'installer. Le 21 mars, Ali Hambli, avec ses 150 djoundi, se rallie au 3e Régiment de Ilussards -, il accuse les responsables politiques de vivre dans le luxe alors queles.forceurs de barrage endurent les pires souffrances. Les chefs militaires, réunis pendant l'été 1959, refusent la présence du triumvirat Krim - Boussouf - Bentobbal et mettent Belkacem Krim en minorité. D'anciens officiers français complotent alors pour kidnapper trois colonels dont Boumediene (18).

    Le tableau suivant fait le point de l'armement, rebelle passé à travers les barrages

    Pendant le même été, l'insubordination se répand dans les bataillons de les barrages de Tunisie, qui perdent cinq à six déserteurs par jour. Par compagnies entières,les soldats abandonnent leur casernement. L'édification de la ligne Challe 400 qui double le barrage principal crée un no man's land de 30 km. zone interdite où les djoundi ne trouvent ni relais ni refuge. La psychose des cadavres suspendus aux barbelés éléctrifiés amplifie la baisse du moral. Lors d'une visite à Ghardimaou fin 1959. Krim Belkacem est hué aux cris de " vive la paix, de Gaulle". Le capitaine Boutella est rejeté par les cadres du 5ebataillon (19).

    quelques bilans en 1958-1959.

    Pendant tous ces mois, les unités de l'ALN ne sont pas restées inactives. On peut observer les actions suivantes

    - le 26 février 1958, une unité de " passeurs " réussit un franchissement à Dar Zerouk

    - dans la nuit du 13 au 14 juillet 1958, trois bataillons lancent une attaque massive contre le poste d'Aïn Zana

    - le 24 août 1958, Krim prescrit de " mettre tous les moyens pour attaquer les frontières " ;

    - en novembre 1958, un ordre d'attaque massive de Krim Belkacem se réduit à l'est à des tirs de mortier, tandisqu'à l'ouest, 1 400 hommes dont 800 moussebline lancent une attaque généralisée entre Sidi Aissa et la mer

    - en décembre 1958, deux katibas devant aller réduire la rébellion d'Adjoul Adjoul dans l'Aurès, se brisent sur le barrage près de Tébessa ;

    - en février 1959, franchissement réussi de 300 à 400 hommes;

    - les 22-24 juin 1959, franchissement de 54 djoundi qui sont anéatitis à 10 km au sud-est de Bône (20)

    - le 13 juillet 1959, embuscade meurtrière pour les Français à Ich

    - en novembre et décembre 1959, les opérations Didouche et Amirouche lancées par Krim Belkacem confirment l'imperi-néabilité des barrages, sur 2 500 soldats d' lite engagés, 800 atteignent le barrrage et 15 le franchissent

    Le tableau suivant fait le point de l'armement, rebelle passé à travers les barrages

    Un calcul théorique montre que ce bilan serait sous-estimé de moitié. Diverses tactiques de franchissement ont en effet été expérimentées : les coupures du fil électrifié et les passages en un seul point étant détectés, on a essayé en avril 1958 de saturer la défense française en multipliant les points de passage. Ahmed Draia propose en août d'effectuer de larges brèches au moyen d'armes lourdes et de bengalores, tactique qui échoue en septembre octobre 1958, mais qui est reprise avec de gros moyens en août 1959, lors des opérations Zirout, Didouche et Amirouche.

    A suivre .

    Source : General (AC) Maurice Faivr . 

    http://www.stratisc.org

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