• Dubai, l enfer du decor

    Aujourd'hui, on ne sait plus de quelle identité on pourrait parler puisque les arabes sont en minorité. Les étrangers forment plus de 80% de la population. On y trouve surtout des Indiens, des Pakistanais et des Asiatiques, ainsi que des milliers de touristes! Finalement, on ressent plutôt les influences du sous-continent indien et de l'Asie que les traditions ancestrales du moyen-orient.

    Au détour d'un terrain vague, quelques dromadaires nous rappellent que le désert n'est pas loin. Vous pensez peut-être que c'est un bon moyen de découvrir les traditions de l'Arabie et de s'y recueillir loin des turbulences de la ville? Que nenni! Oubliez la caravane de dromadaires, ce sont de gros 4x4 qui vous emmèneront gravir les dunes pour atteindre un campement de luxe à la mode "bédouin-friqué". Même le désert proche est aseptisé!

    Sans vouloir faire l'éloge des pays voisins repliés sur eux-mêmes et refusant systématiquement le modernisme occidental, force est de constater que Dubaï a perdu son âme pour la vendre au dieu dollar.


    L'enfer du décor

    Dans ce paradis du shopping où le tape-à-l'oeil est de mise, se cache une autre ville, une autre réalité, où émergent de graves problèmes sociaux et écologiques.

    Dans les faubourgs de Dubaï, là où les touristes et les investisseurs ne mettent jamais les pieds, des centaines de milliers d'ouvriers sont entassés dans des logements insalubres. Ils sont venus d'Inde, du Pakistan, du Bangladesh, du Sri Lanka ou encore de Chine pour travailler sur les nombreux chantiers de construction qui fonctionnent à plein régime, 24 heures sur 24. Des travailleurs qui triment sans relâche sous un soleil de plomb: au plus fort de l'été la température peut monter jusqu'à 50°C! Les normes de sécurité ne sont souvent pas respectées: échafaudages sommaires, équipements insuffisants, absence de harnais. Les accidents de travail sont fréquents, parfois mortels. Sans compter les cas de détresse psychologique tant les conditions de travail sont cauchemardesques, on dénombre un taux de suicide très élevé parmi cette population.

    Les autorités exigent que les travailleurs soient bien traités par l'entreprise qui les emploie, mais nombreuses sont les sociétés qui ne s'embarrassent pas de ces recommandations. Leurs passeports sont retenus par les employeurs afin de les empêcher de déserter leur lieu de travail. Leurs salaires mensuels ne dépassent guère les 200 euros. Le droit de grève n'existe pas à Dubaï, ni les syndicats, ni aucune forme de sécurité sociale.


    Photo de Dubaï - Chantier et Burj Dubai       Photo de Dubaï - Ouvrier sur chantier

    Derrière les scintillants gratte-ciel du centre-ville se camoufle un monde tout aussi glauque: prostitution, blanchiment d'argent, trafiquants d'armes, traite d'êtres humains, esclavage. Mais chut! Il ne faut pas en parler pour ne pas effrayer le touriste.

    Impossible non plus de penser à l'impact écologique que peuvent provoquer ces constructions pharaoniques. La création d'îles artificielles peut sembler être une idée brillante en terme de business mais d'un point de vue écologique, ces projets ont anéanti le récif corallien, détruit la faune et bouleversé l'écosystème marin de toute la région...

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