• Chirurgie esthétique ,Entretien avec un spécialiste le Dr Aib Amar .

    Dossier

    Soins de beauté et chirurgie esthétique

    DR Aib Amar* « La demande est en augmentation »

    * Chirurgien plasticien .http://www.aibamar.com/

    Publié le 11 septembre 2012
     

    Entretien réalisé par Rym Boukhalfa

    Comment se présente le domaine de la chirurgie plastique réparatrice et esthétique en Algérie ?
    Je pense que les choses commencent à se mettre en place progressivement. Certes, nous sommes bien loin des autres pays en matière de chirurgie esthétique et plastique, mais dans un cadre global, nous faisons des progrès. Durant les années 1990, nous étions beaucoup plus préoccupés par la survie de notre pays que par autre chose. Cependant, durant cette période nous n’avons pas lésiné. Nous avons suivi des formations durant lesquelles nous avons appris beaucoup de choses. Et Dieu merci, aujourd’hui nous sommes revenus à notre pays natal pour faire profiter nos concitoyens. Par ailleurs, il faut savoir que la chirurgie esthétique n’est pas enseignée dans les facultés de médecine et aux universités, même en Europe. Le chirurgien plasticien apprend dans l’exercice de ses fonctions au niveau des cliniques.

    Où en est-on par rapport aux autres pays, surtout la Tunisie ? 
    Il faut, tout d’abord, savoir que la Tunisie a tout fait pour développer cette discipline durant les années 1990. Elle a même dégagé le budget nécessaire pour la formation de ses chirurgiens. 
    Ces derniers ont suivi des stages de courte et longue durée dans différentes cliniques européennes. Par ailleurs, les autorités ont misé sur l’installation d’une plate-forme médicale et hôtelière de pointe. Ainsi, le patient bénéficie d’une prise en charge totale durant toute la durée de son séjour. Et c’est cela qui manque en Algérie. Du point de vue médical, nous avons aussi des chirurgiens de renom qui ont, pour la majorité, suivi des formations dans les pays Occidentaux. Les tarifs sont aussi un atout pour nous. 
    Les interventions sont trois à quatre fois moins coûteuses qu’en Tunisie ou en Europe. A titre d’exemple, une lipoaspiration revient à environs 120.000 DA. Si l’Algérie développe ses infrastructures d’accueil, elle sera, dans une dizaine d’années, au même stade que la Tunisie aujourd’hui. Il faut aussi signaler que le suivi en Algérie est assuré même après l’intervention. Le chirurgien reste en contact avec son patient jusqu’à la guérison totale. Chose qui ne se fait pas en Tunisie. La prise en charge n’est assurée que durant les quelques jours qui suivent l’intervention.

    Existe-t-il un engouement de la part des Algériens ?
    Sur le plan social, je dirai que la demande est en croissance, surtout pour la chirurgie plastique reconstructrice. Il reste, toutefois, des restrictions par méconnaissance. Jusqu’à présent, l’engouement est beaucoup plus appréciable de la part des femmes que des hommes, qui viennent surtout pour de la chirurgie réparatrice. Mais personnellement, je pense que si l’âme souffre et qu’il existe un moyen d’y remédier, alors il ne faut pas hésiter. Pour autant, les patients aspirent à des résultats pas trop extravagants. Ils réclament des interventions modérées et pas excessives. La prise en charge des cancéreux est aussi un autre point à aborder, surtout pour les cas du cancer du sein. Il n’existe pas un suivi « esthétique » après la guérison de la patiente. Actuellement, sur 7.000 cas/an, elles ne sont qu’environ une dizaine à recourir à la chirurgie reconstructrice. Il faut donc penser à un « institut du sein » pour la reconstruction, notamment par la mise en place des prothèses.

    Comment procède-t-on pour subir une intervention chirurgicale ?
    En fait, il s’agit de la même procédure que celle suivie dans les pays Occidentaux. Le chirurgien plasticien est en contact permanent avec son patient. Nous procédons à deux consultations appuyées par des illustrations (photos) avant l’intervention chirurgicale. Le patient bénéficie même d’une période de réflexion de deux semaines. Et même après l’intervention, le patient reste en contact avec son chirurgien pendant une durée allant de 12 à 18 mois.

    R. B.

    Source :http://www.horizons-dz.com/?DR-Aib-Amar-La-demande-est-en

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 20 Septembre 2012 à 13:59
    chirurgie en Algérie
    Comme vous le dites, la chirurgie en Tunisie a largement profité de mesures d’État pour s'épanouir. Je pense qu'avec le niveau des chirurgiens algériens, il n'y a pas de raison que le même engouement se développe en Algérie
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