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    Plusieurs élus suspendus : C’est le grand ménage !

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    le 14.08.16 | 10h00

     
	La saison estivale n’a pas empêché la wilaya de sévir contre d’indus élus.

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    Le wali d’Alger vient de suspendre de leurs fonctions le président de l’APC de Kouba et des élus de l’APC de Bologhine.

    La décision du wali d’Alger a été prise après des poursuites pour des délits en rapport avec leur gestion, a expliqué une source locale.

    Abdelkader Zoukh s’est appuyé, dans son arrêté, sur l’article 43 de la loi communale 11-10 qui stipule que «l’élu faisant l’objet de poursuites judiciaires pour crime ou délit en rapport avec les deniers publics ou pour atteinte à l’honneur ou ayant fait l’objet de mesures judiciaires ne lui permettant pas de poursuivre valablement l’exercice de son mandat électif est suspendu».

    Selon une source à la wilaya d’Alger, «les affaires dans lesquelles sont poursuivies ces personnes et contre lesquelles le wali a dû sévir sont liées principalement à la mauvaise gestion». «Les élus sont poursuivis principalement dans des affaires de gestion, comme les autorisations de complaisance accordées à des particuliers.

    Les détournements de logements ne sont pas la cause première de ces suspensions, puisque l’administration a repris aux élus l’examen des dossiers de distribution de logements de types locatif (LSL) et socioparticipatif (LSP) et même RHP (bidonvilles).

    Et si des élus essayent de ‘fourguer’ des dossiers à la commission d’étude de la wilaya, ils sont vite débusqués. Des logements viennent d’ailleurs d’être récupérés après enquête et leurs indus occupants poursuivis en justice», ajoute-elle.

    La wilaya d’Alger a décidé de sévir à l’encontre d’élus soupçonnés de détournement de deniers publics. Le président d’une APC du littoral est et son collègue d’une commune populaire du centre de la capitale seraient dans le viseur de l’administration. «Le premier serait actuellement à l’étranger.

    Le maire du quartier populaire, qui fait l’objet d’une enquête administrative suite à des soupçons de détournement de logements sociaux, serait en fuite», confie une source locale, qui affirme que le jeune élu de l’APC populaire, qui en est à son premier mandat, est soupçonné d’avoir «fait bénéficier des connaissances» de logements sociaux distribués dans le cadre de l’opération IMR (immeubles menaçant ruine).

    Deux poids deux mesures ?

    Selon une source locale, la plupart des élus de l’Algérois sont poursuivis dans des affaires de trafic de document, de licences, etc. Des administrateurs communaux, des fonctionnaires des circonscriptions administratives ont été arrêtés et d’autres entendus par les services de sécurité. Des walis délégués en exercice et d’autres qui ont quitté la wilaya sont également soupçonnés dans ces mêmes affaires, mais étrangement, les pouvoirs publics refusent de sévir.

    La décision de la wilaya de suspendre de leurs fonctions d’indus responsables locaux a été saluée par des élus qui voudraient que le couperet s’abatte aussi sur des «protégés de l’administration». Le président de l’APC de Ben Aknoun a été condamné à 5 ans de prison, son collègue de Sidi M’hamed à 3 ans pour «falsification de délibérations». Les deux communes ont connu des blocages mais à ce jour, le wali d’Alger, M. Zoukh, a épargné des présidents contestés par leurs collègues.

    A la wilaya, on explique cette «retenue» par la «bonne foi» des concernés dont les infractions commises ne touchent pas au budget de l’Etat. «Les élus n’ont pas l’expérience et ont dû apporter des modifications aux délibérations, alors que la loi l’interdit. Les concernés n’ont pas été accusés de détournement ou autres infractions infamantes», justifie-t-on.

    Cet avis n’est pas partagé par un ancien élu de l’APC de Gué de Constantine qui a connu des scandales à répétition (détournement du foncier agricole, falsifications, etc.) «Je suis pour le renforcement du politique dans les assemblées communales. Mais il faut des garde-fous quand il s’agit de l’argent public. J’étais contre tout blocage et retrait de confiance et c’est bien que la loi actuelle les bloque.

    Ceci dit, je suis contre le deux poids deux mesures. L’Etat doit sévir dans tous les cas avérés de détournement ou autres», tranche cet élu, qui a préféré ne pas postuler pour un autre mandat pour se consacrer à d’autres activités d’intérêt public.

    Nadir Iddir

    Source:http://www.elwatan.com/actualite/plusieurs-elus-suspendus-c-est-le-grand-menage-14-08-2016-326921_109.php

     

    Scandales en série dans la commune de Bologhine

    L’APC de tous les péchés

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    le 14.08.16 | 10h00 

    Les services de la police judiciaire ont auditionné, sur instruction du procureur général, les auteurs de malversations, dont nombre d’élus, avant d’établir des procès-verbaux liés aux infractions commises par ces derniers.

    Entre-temps, quatre élus du mandat précédent, quatre membres du service technique ainsi que deux entrepreneurs sont traduits en justice pour «constitution de bande de malfaiteurs», «détournement de deniers publics», «facturation de travaux fictifs», «faux et usage de faux documents administratifs», alors que d’autres élus du mandat actuel et employés, éclaboussés par des dérives commises dans l’exercice de leur fonction, ont été suspendus par le wali d’Alger.

    La clameur publique dans cette commune et certains élus «propres» au sein de l’APC, dont Mme Ali Djamila Vve Mecili (élue FFS) n’ont de cesse de dénoncer à qui veut les entendre la concussion qui avilit cette collectivité territoriale de base de l’Etat. Comment ne pas s’élever contre le détournement et la rapine de la subvention allouée en 2014, par la wilaya, relative à l’achat de 2000 trousseaux scolaires destinés aux enfants nécessiteux ?

    Comment ne pas s’indigner contre la transaction frauduleuse des voûtes du lieudit l’Arapède, dont le myciculteur (cultivateur de champignons de couche) a procédé au versement de 300 millions de centimes «sans que la trésorerie communale soit destinataire d’un quelconque document attestant le paiement de la location» (voir El Watan du 5 juin 2014) ? Où ont atterri ces fonds censés être enregistrés au niveau du service finances de la commune, s’interrogent quelques élus au fait de l’opération interlope. Les indélicats les ont-ils détournés à des fins personnelles ? C’est le moins qu’on puisse dire, a fortiori lorsque le cadre d’expression de la démocratie locale et la transparence semblent absents.

    Certains élus sont allés plus loin et sont accusés du détournement d’une autre subvention allouée par la wilaya, pour la période 2009-2013. Ainsi, en cinq ans, 15 millions de dinars ont été affectés par la wilaya à la commune pour le nettoiement des plages, mais l’Observatoire national de lutte contre la corruption, en charge de ce dossier, mène son enquête en planchant sur le sort de cette opération. Autrement dit, l’administration communale est-elle en possession de preuves suffisantes pour prouver, documents à l’appui, le service réalisé au moment où la réalité des sites balnéaires nous édifie avec leur décor des plus repoussants ? Et comment interpréter la transaction relative à un bien domanial de 10 000 m2, sis du côté du Petit-Séminaire, appartenant initialement à l’archevêché, qui a fait l’objet d’une tentative de détournement par des prévaricateurs pour leurs fins personnelles afin d’y ériger des villas ? Selon des sources bien informées, l’archevêché a fait donation de la propriété au département de l’éducation, mais il a été révélé que des mains «expertes» ont confectionné de faux documents au niveau de la conservation pour s’approprier le bien immeuble, dont l’acte de propriété a été établi par un notaire, oncle maternel de l’ex-chef de cabinet du président d’APC…

    Une énième affaire est liée à la tentative de corruption et demande de pot-de-vin pour le renouvellement du bail du stade Omar Hamadi. Heureusement que le coup n’a pas marché cette fois et le marchandage a foiré pour les élus, qui se sont fait épingler par leur sordide et basse manœuvre consignée dans un CD, lors d’une plénière, et dont une copie nous a été adressée.

    Enfin, une autre affaire – et non l’ultime – qui a fait couler beaucoup d’encre : lors de la dernière opération de relogement, la liste des bénéficiaires du logement social affectés dans les sites de Ouled Mendil et Chaibia a été remise en cause, car elle a été échafaudée selon le bon vouloir du prince, apprend-on.

    Ce qui n’a pas manqué de susciter la grogne des demandeurs évincés, lesquels ont décrié avec force la magouille des auteurs qui ont favorisé certains dont les dossiers n’ouvrent pas droit au logement social. Une situation qui a fait réagir, in fine, le premier magistrat de la wilaya.

    M. Tchoubane
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